Sécurité

Aux funérailles de leur fils Ran, sa mère a parlé d’unité, son père d’absence

Lors de l’oraison funèbre, la mère de Ran, Talik Gvili, s’est adressée à son fils d’une voix ferme et bouleversée « Grâce à toi, nous nous sommes souvenus que nous sommes un seul peuple »

2 minutes
28 janvier 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Aux funérailles de leur fils Ran, sa mère a parlé d’unité, son père d’absence
Hommage poignant de ses parents

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« Mon enfant bien-aimé, l’espoir que tu puisses revenir vers nous, sur deux jambes ou même sur une seule, nous a portés tout ce temps. Rani, grâce à toi, tout le peuple d’Israël s’est souvenu que malgré toutes nos divisions, nous sommes un grand peuple, fort et uni. Tous sont dignes de ton sacrifice. »

Elle a également interpellé le Hamas : « Vous avez tenté d’effrayer le peuple d’Israël. Regardez ce qu’il reste de vous. Sachez-le, misérables : Rani et les héros tombés nous donnent la force de vous faire disparaître. »

Son père, Itzik Gvili, a choisi de parler sans notes : « Rani, je n’ai rien écrit. Je parle toujours avec le cœur. Voir ici tous ces gens, voir ce que tu as fait, ce que tu as sauvé, ce que tu as uni – ce n’est pas anodin. Chaque jour, nous découvrons quelque chose de nouveau sur toi. Même il y a quelques heures, quand nous t’avons accueilli à Shoura, que nous avons ouvert le cercueil et posé la main sur toi… Après deux ans et demi, tu étais intact, tu me manques chaque seconde » Les paroles des deux parents ont été accueillies par de longs applaudissements.

Ran Gvili servait comme combattant de l’unité spéciale Yassam Negev, dans le district sud. Le 7 octobre, malgré une blessure grave à l’épaule à la suite d’un accident de moto et alors qu’il devait être opéré, il est sorti combattre. Il a sauvé la vie de dizaines de participants à la fête de Reïm avant d’être tué près du kibboutz Alumim. Son corps a ensuite été enlevé. Il était devenu connu sous le surnom de « Rani, le protecteur d’Alumim ».

Avant-hier, 843 jours après le massacre du 7 octobre, son corps a été retrouvé dans un cimetière palestinien de l’est de la ville de Gaza, dans le cadre de l’opération « Cœur vaillant ». L’identification a nécessité l’examen de 250 corps. Ran Gvili a été reconnu grâce à son uniforme de police et aux chaussures qu’il portait le jour de sa mort.

Ce mercredi, au-delà du deuil d’une famille, c’est tout un pays qui a rendu hommage à un homme devenu symbole de courage, d’unité et de sacrifice.

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