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Trump confirme des contacts directs avec l’Iran : « Pas de nucléaire, et cessez de tuer des manifestants »

Pour la première fois, le président américain Donald Trump a reconnu avoir échangé directement avec l’Iran, après plusieurs semaines de tensions extrêmes et de spéculations sur une possible frappe militaire américaine.

2 minutes
30 janvier 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Trump confirme des contacts directs avec l’Iran : « Pas de nucléaire, et cessez de tuer des manifestants »
Donald Trump, cette nuit, s'adressant aux journalistes

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S’exprimant devant des journalistes lors de l’avant-première du documentaire consacré à son épouse Melania, Trump a résumé le message adressé à Téhéran en deux exigences :
« Pas d’arme nucléaire, et arrêtez de tuer des manifestants », affirmant que le régime iranien « exécute et tue des protestataires par milliers ».

Le président américain a ajouté, sur un ton menaçant : « Nous avons beaucoup de navires puissants qui naviguent vers la région. Ce serait formidable si nous n’avions pas à les utiliser. »

Options militaires sur la table

Selon le New York Times, le Pentagone a récemment présenté à Trump une liste élargie d’options militaires contre l’Iran, allant au-delà des scénarios envisagés ces dernières semaines. Ces options incluraient :

  • des frappes supplémentaires contre les installations nucléaires et balistiques,

  • un affaiblissement ciblé du régime,

  • et même, selon certaines sources, des opérations de commandos sur le sol iranien.

Ces discussions s’inscrivent dans le contexte de la répression sanglante des manifestations en Iran, que Trump dit vouloir stopper.

Montée des tensions régionales

En parallèle, Iran a annoncé avoir renforcé son arsenal avec 1 000 drones stratégiques, capables, selon Téhéran, de frapper des cibles terrestres, aériennes et maritimes. L’armée iranienne a averti qu’une attaque américaine serait considérée comme une déclaration de guerre, dont les répercussions s’étendraient « de Tel-Aviv aux pays abritant des bases américaines ».

Les États-Unis, de leur côté, continuent de renforcer leur présence militaire au Moyen-Orient, notamment avec le déploiement du porte-avions USS Abraham Lincoln.

Pressions diplomatiques et médiations

Malgré l’escalade verbale, plusieurs canaux diplomatiques restent actifs. La Turquie, Oman, le Qatar, l’Égypte et les Émirats arabes unis tentent de désamorcer la crise. Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a même proposé une médiation directe entre Trump et le président iranien Masoud Pezeshkian.

La Russie s’est également dite prête à jouer un rôle de facilitateur. Son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a appelé à la retenue, estimant qu’une frappe contre l’Iran serait lourde de conséquences régionales et mondiales.

Un point de bascule

Si Trump affirme ne pas avoir encore pris de décision définitive, plusieurs responsables occidentaux redoutent qu’une attaque américaine n’étouffe définitivement toute dynamique de contestation interne en Iran, au lieu de la renforcer.

Entre menaces militaires, pressions politiques et tentatives de médiation, le bras de fer entre Washington et Téhéran semble désormais entré dans une phase décisive, où chaque déclaration peut faire basculer la région vers une confrontation ouverte.

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