C'est l’hypothèse la plus risquée : une opération terrestre secrète, impliquant l’envoi de forces spéciales américaines pour frapper des installations nucléaires qui n’auraient pas été détruites lors des frappes de juin dernier.
Donald Trump n’a, à ce stade, validé aucune option militaire, malgré le déploiement massif de forces américaines au Moyen-Orient, dont le porte-avions USS Abraham Lincoln. Selon les sources citées, la Maison-Blanche continue de privilégier, au moins officiellement, une issue diplomatique, les menaces militaires servant aussi de levier pour contraindre Téhéran à revenir à la table des négociations.
Ces dernières semaines, Trump a même examiné la faisabilité d’un changement de régime en Iran, avant de temporiser, notamment après l’annonce par Téhéran de l’annulation de centaines d’exécutions et sous la pression de plusieurs États arabes favorables à une désescalade. Selon les mêmes sources, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu aurait lui aussi appelé à la retenue à ce stade.
Trois grandes options sur la table
D’après le New York Times, les options examinées à Washington se déclinent en trois axes principaux : une opération de forces spéciales américaines, menée discrètement en Iran, visant à détruire ou endommager lourdement des sites nucléaires sensibles encore opérationnels, notamment Fordow, profondément enfoui sous la montagne. Trump reste marqué par l’échec retentissant de l’opération de sauvetage des otages américains en 1980, sous la présidence de Jimmy Carter, et se montre réticent à engager des troupes au sol ; Une campagne de frappes aériennes ciblées contre des infrastructures militaires et des figures clés du régime, dans l’espoir de provoquer une onde de choc suffisante pour fragiliser, voire renverser, le pouvoir en place. Une option jugée hautement imprévisible, notamment en raison de l’incertitude totale sur l’« après-Khamenei » et l’option soutenue par Israël : une nouvelle attaque conjointe américano-israélienne contre le programme de missiles balistiques iranien, que les services de renseignement estiment largement reconstitué depuis la « guerre des 12 jours ». Une telle frappe viserait à neutraliser la capacité de l’Iran à frapper Israël à longue portée.
Des exigences américaines jugées inacceptables à Téhéran
Washington reste sceptique quant à la volonté réelle de l’Iran d’accepter les conditions américaines : arrêt total et définitif de l’enrichissement de l’uranium, abandon de tous les stocks nucléaires existants, limitations strictes du nombre et de la portée des missiles balistiques et cessation complète du soutien aux organisations alliées de l’Iran dans la région, dont Hamas, Hezbollah et les Houthis au Yémen.
Selon les responsables américains cités, ces options ne sont pas exclusives et pourraient être combinées partiellement ou successivement, en fonction de l’évolution du rapport de force.
Une chose est claire : à Washington, personne ne se fait d’illusions sur la complexité d’une confrontation avec l’Iran, bien plus périlleuse que les précédents théâtres d’opération américains. Trump avance prudemment, conscient qu’une seule décision pourrait faire basculer l’ensemble du Moyen-Orient.
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