Une coordination internationale loin du front
Un centre de coordination international installé à Kiryat Gat travaille depuis plusieurs mois à la préparation d’un nouveau cadre pour l’après-guerre dans la bande de Gaza. Représentants israéliens, américains et internationaux y planchent sur un dispositif censé remodeler durablement la gouvernance du territoire, hors du champ immédiat des combats.
Une zone pilote et une population filtrée
Le projet repose sur la création d’une zone expérimentale, surnommée « New Rafah » (Le Nouveau Rafah), destinée à accueillir une population civile déplacée, sélectionnée selon des critères sécuritaires stricts par les services compétents. Ces habitants seraient transférés depuis des zones encore sous contrôle du Hamas vers un espace préparé à l’avance, à proximité de Rafah détruite, avec des infrastructures fournies par des États donateurs et soumises à un contrôle étroit.
Reconstruction et économie sous conditions
Au-delà du logement, le dispositif prévoit une reconstruction civile encadrée, intégrant des systèmes éducatifs, médiatiques, juridiques et économiques entièrement repensés. L’objectif affiché est de créer une réalité alternative, détachée des structures mises en place par le Hamas, et fondée sur une stabilité conditionnée à l’absence de violence. Toute relance économique serait ainsi directement liée au maintien de l’ordre et à la sécurité.
Une architecture sécuritaire centrale
Sur le plan sécuritaire, une force internationale serait chargée d’assurer la sécurité quotidienne à l’intérieur des zones reconstruites. Israël, sans en faire partie, conserve un rôle central dans la planification et la coordination globale. Le désarmement total du Hamas est présenté comme une condition non négociable à toute avancée, les responsables israéliens estimant qu’aucun investissement ne sera possible tant que la menace terroriste subsiste.
Frontières, passages et aide sous surveillance
La question des flux demeure l’un des points les plus sensibles. Le contrôle des passages, des marchandises et de l’aide humanitaire resterait strict, notamment concernant les matériaux à double usage. Les détournements passés de l’aide par le Hamas nourrissent un scepticisme persistant côté israélien, alors même que les volumes entrants atteignent des niveaux sans précédent.
Un pari aux inconnues majeures
À Kiryat Gat, ces débats révèlent une tension constante entre ambitions internationales de reconstruction et impératif sécuritaire israélien. Ce pari sur l’après-guerre apparaît aujourd’hui comme un test décisif : soit il ouvre la voie à une stabilisation durable de Gaza, soit il confirme les limites d’un modèle international confronté à une réalité sécuritaire profondément hostile.
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