L'ONG israélienne "Ad Kan" a compilé des informations sur les prises de position de Nickolay Mladenov, soulevant de sérieuses inquiétudes.
Meni Firsel, directeur de l'organisation Ad Kan, retrace le parcours politique de cet ancien diplomate bulgare qui fut député européen ainsi que ministre de la Défense et des Affaires étrangères de Bulgarie. "Lors de l'attentat de Burgas, il occupait le poste de ministre bulgare des Affaires étrangères et a porté l'initiative de classification du Hezbollah comme organisation terroriste, ouvrant ainsi la voie au reste de l'Union européenne", rappelle M. Firsel, soulignant également ses liens avec Binyamin Netanyahou.
Ces éléments confèrent à Mladenov l'image d'un médiateur impartial, "mais en creusant un peu sous la surface, on découvre que ce n'est absolument pas le cas", affirme Firsel dans un entretien sur Arutz7. Il cite plusieurs déclarations problématiques qui, selon lui, rattachent le diplomate à "ce que nous appelons la Conceptzia" - terme désignant en Israël les présupposés erronés qui ont mené au 7 octobre.
"Il défend ardemment la solution à deux États, et ce même après le 7 octobre. Il évoque l'occupation continue par Israël du territoire palestinien, considère les implantations comme une occupation militaire, une violation du droit international et un obstacle à la paix - tels sont les termes qu'il a employés en 2018."
Firsel poursuit : "Il a réclamé l'arrêt de la 'colonisation' juive dans les 'territoires palestiniens occupés', y compris à Jérusalem-Est. Il promeut activement le projet de deux États, ce qui heurte de nombreux Israéliens après le 7 octobre. Il est présenté comme directeur d'un conseil de technocrates, ce qui sonne bien en apparence mais il s'avère généralement, dans de tels cas, que ceux que l'on présente comme équilibrés qu'ils penchent en réalité du côté palestinien."
Le responsable d'Ad Kan rappelle une déclaration de Mladenov devant le Conseil de sécurité où il qualifiait le recours israélien aux tirs à balles réelles de "très préoccupant". Il sétait également publiquement opposé à la construction autour de Givat HaMatos, y voyant un renforcement ''du cercle de colonies autour de Jérusalem''.
"Quand je lis cela, je me dis que voilà l'homme qui va diriger le Conseil pour la paix, que les Américains considèrent comme très neutre, mais il ne me paraît pas neutre du tout. Nous avons là quelqu'un qui s'apprête à promouvoir le récit d'avant le 7 octobre.", met en garde Meni Firsel.