Une rencontre américano-iranienne devrait avoir lieu vendredi à Istanbul, dans une tentative de relancer les négociations sur le dossier nucléaire iranien. L'envoyé spécial de la Maison Blanche, Steve Witkoff, et le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Aragchi, devraient se retrouver dans la ville turque pour explorer les pistes d'un nouvel accord, selon deux sources proches du dossier.
Cette rencontre, si elle se confirme, marquerait la première prise de contact directe entre responsables américains et iraniens depuis l'échec des pourparlers et la guerre de douze jours survenue en juin dernier. Toutefois, une troisième source avertit qu'il s'agit du "scénario le plus optimiste" et que la réunion n'est pas encore définitivement actée.
Ces efforts diplomatiques interviennent dans un climat de tensions extrêmes. Le président Donald Trump a récemment ordonné un déploiement militaire américain massif dans le Golfe persique, en prévision d'une éventuelle opération contre l'Iran. Cette escalade militaire fait planer le spectre d'un conflit régional d'ampleur.
Selon un responsable turc cité par Reuters, Ankara et Washington se sont entendus pour organiser des discussions cette semaine. Un officiel iranien, également contacté par l'agence, a confirmé que Téhéran étudiait les conditions d'une reprise du dialogue avec les Américains.
Téhéran pose ses conditions mais se dit prêt à des concessions
"Les efforts diplomatiques se poursuivent, mais nous refusons toute condition préalable", a déclaré le responsable iranien, précisant que les États-Unis "doivent retirer leurs forces militaires pour que les négociations puissent débuter".
Malgré cette exigence, Téhéran laisse entrevoir une certaine souplesse sur la question sensible de l'enrichissement d'uranium. "L'Iran est disposé à discuter du transfert de 400 kilogrammes d'uranium hautement enrichi et à accepter un arrêt complet de l'enrichissement dans le cadre d'un mécanisme conjoint", a indiqué la source iranienne.
Le responsable a ajouté que "Téhéran pourrait transférer son uranium hautement enrichi à l'étranger et suspendre l'enrichissement dans le cadre d'un accord qui conduirait également à la levée des sanctions économiques".
Ces déclarations contrastent avec la position affichée plus tôt par le conseiller adjoint du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, qui avait exclu tout transfert d'uranium enrichi vers un pays tiers. Ce revirement apparent suggère une évolution de la position iranienne face à la pression diplomatique et militaire américaine.
La rencontre d'Istanbul, si elle a bien lieu, constituera un test décisif pour déterminer si les deux pays peuvent éviter une crise majeure au Moyen-Orient.
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