Une tentative inhabituelle de contrebande de centaines de kilogrammes de tabac vers la bande de Gaza a été déjouée lundi au point de passage de Kerem Shalom, lors d’un contrôle de sécurité. Le tabac était dissimulé dans des dizaines de boîtes de conserve étiquetées comme des feuilles de vigne. La cargaison a été repérée par les agents de l’Autorité des passages terrestres du ministère israélien de la Défense et par des représentants de la direction de coordination et de liaison pour Gaza.
Selon le COGAT, les conserves suspectes se trouvaient à bord d’un camion transportant une livraison de denrées alimentaires achetées par une société israélienne privée, autorisée dans le cadre du mécanisme d’acheminement de l’aide humanitaire via le secteur privé.
À la suite de la découverte, le camion et l’ensemble de sa cargaison ont été saisis et transférés aux services des douanes et aux autorités compétentes pour traitement. Le coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires, le général de division Yoram Halevi, a ordonné la suspension immédiate de l’autorisation accordée à la société concernée pour l’acheminement d’aide vers Gaza, jusqu’à nouvel ordre. Dans un communiqué, le COGAT a affirmé qu’il continuerait, en coopération avec l’Autorité des passages terrestres et l’ensemble des services de sécurité, à agir « avec détermination et tolérance zéro contre toute tentative de contrebande ou d’exploitation abusive des mécanismes d’aide humanitaire ».
Cette tentative intervient dans le sillage d’une affaire révélée le mois dernier, dans laquelle des réservistes israéliens ont été inculpés pour avoir introduit clandestinement des cigarettes dans la bande de Gaza en échange de centaines de milliers, voire de millions de shekels. Parmi eux figure Bezalel Zini, frère du chef du Shin Bet, David Zini. Selon l’acte d’accusation, Zini aurait participé à trois opérations de contrebande d’environ 14 cartons de cigarettes via le passage de Sufa, pour une somme totale de 365 000 shekels. Il est notamment poursuivi pour assistance à l’ennemi en temps de guerre. Le document judiciaire précise que les accusés savaient que les marchandises pouvaient parvenir à des organisations terroristes, dont le Hamas, et contribuer à leur renforcement financier et opérationnel. Ils auraient agi par appât du gain, en contournant les restrictions imposées par Israël sur l’entrée de certaines marchandises à Gaza dans le cadre de l’effort de guerre.
Des responsables militaires israéliens soulignent que les cigarettes sont aujourd’hui un produit particulièrement recherché dans l’enclave, davantage encore que certains équipements à double usage. Israël ayant interdit l’entrée de tabac dans la bande de Gaza, les prix ont flambé, atteignant jusqu’à 1 000 shekels le paquet dans certaines zones contrôlées par le Hamas. Selon ces sources, les taxes prélevées sur ces ventes alimentent directement les caisses du mouvement islamiste, lui permettant de financer ses combattants, ses fonctionnaires et sa reconstruction militaire. « Qu’il s’agisse d’argent liquide ou de cigarettes, le résultat est le même : un renforcement de l’ennemi dans le contexte de la guerre », résume un haut responsable militaire.
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