La fréquentation des restaurants en Israël reste étroitement liée au contexte sécuritaire et économique. Selon Calcalist, lors d’un récent épisode de tensions régionales, la fréquentation a chuté jusqu’à 35 % dans certaines villes en dehors de Tel-Aviv, illustrant la sensibilité immédiate du secteur. À chaque montée des tensions, les sorties diminuent, les réservations ralentissent et même la livraison ne compense plus totalement la baisse d’activité.
Face à des clients qui sortent moins et surveillent davantage leurs dépenses, la gastronomie “low cost” s’impose progressivement. Plusieurs chefs reconnus ont choisi d’adapter leur modèle en proposant des formats plus accessibles : houmousserias ouvertes à l’heure du déjeuner, plats de chef revisités en version street food, cartes simplifiées avec des menus autour de 50 shekels. Cette évolution permet de maintenir une activité minimale tout en répondant à une demande plus pragmatique, marquée par la prudence et la recherche de prix abordables.
Au-delà d’un simple ajustement commercial, cette transformation reflète l’évolution du quotidien israélien depuis la pandémie puis les conflits déclenchés après le 7 octobre 2023. La restauration, souvent révélatrice du moral collectif, tente de préserver le lien social autour de la table tout en intégrant une nouvelle réalité économique et sécuritaire. La “haute cuisine populaire” pourrait ainsi s’installer durablement comme l’un des nouveaux visages de la scène culinaire israélienne.
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