Face à l'impasse politique entourant la création d'une commission d'enquête sur les défaillances du 7 octobre, une alliance inédite entre membres du Likoud, universitaires et familles de victimes a présenté ce lundi une proposition de loi de ''rupture''.
Portée par l'organisation Shover Shivyon, cette initiative vise à contourner les accusations de partialité qui paralysent actuellement le débat à la Knesset. Le projet prévoit un mécanisme de nomination unique garantissant la neutralité des enquêteurs.
Pour garantir l'indépendance de l'enquête, le projet de loi propose un comité de sélection paritaire à quatre têtes représentant : le gouvernement, la Cour suprême, la coalition et l'opposition.
Ce quartet devra désigner à l'unanimité les cinq commissaires chargés de l'enquête. En accordant un droit de veto à chaque camp, les initiateurs du projet — dont le stratège Moti Ohana et des professeurs de l'Université de Tel Aviv — espèrent lever les réticences du Premier ministre Binyamin Netanyahou et des chefs de l'opposition.
L'enjeu est de taille : doter cette commission des pleins pouvoirs juridiques d'une commission d'enquête d'État, tout en lui assurant une légitimité incontestable aux yeux de l'ensemble de la société israélienne.
La conférence de presse a été marquée par les témoignages poignants de parents de victimes et d'otages, soutenant cette proposition.
Iris Haïm, la mère de l'otage Yotam, tué par erreur par des soldats de Tsahal, a déclaré : ''Pendant 70 jours, mon fils a survécu en captivité grâce à la coopération avec ses camarades. Depuis deux ans, bien que votant au centre-gauche, je n'ai pas critiqué le gouvernement pour éviter de nourrir les clivages, car je sentais que cela nuisait aux chances de ramener les otages. Aujourd'hui, je rejoins ce plan qui donne de l'espoir. C'est une percée. Mon fils, comme les 2000 autres victimes, ne nous permettrait pas de continuer avec ce sectarisme. Je demande à nos dirigeants : faites quelque chose de mieux, arrêtez de nous faire honte''.
Le Rav Shmuel Slotki, qui a perdu deux fils le 7 octobre, a ajouté : ''Nous exigeons que vous, dirigeants de l'État, répariez la fracture et établissiez une commission d'enquête consensuelle. C'est le seul moyen de restaurer la confiance du peuple''.
Hagay Luber, dont le fils Yeonathan est tombé au combat, a raconté : « Hier, nous avons fêté les trois ans de mon petit-fils sur la tombe de mon fils. Quel avenir aura-t-il sans coopération entre la coalition et l'opposition ? Cette proposition donne un droit de veto à chaque partie, chacun peut influencer. Netanyahou, Lapid, Gantz, Golan : soutenez cette offre, descendez de l'arbre de la discorde''.
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