A l'approche de la fête de Pourim, les victimes de post-traumatisme lié à la guerre implorent les fêtards de ne pas utiliser de pétards.
Ce bruit festif pour les uns est une agression brutale pour ces blessés de l'âme.
Qu'il s'agisse de militaires de retour du front, de survivants d'attentats ou de victimes de catastrophes, une détonation soudaine n'est jamais "juste un bruit". C'est un déclencheur (trigger) qui, en une fraction de seconde, court-circuite le cerveau et renvoie la personne au cœur de l'horreur. Le cœur s'emballe, la respiration se bloque. Le corps se fige ou se jette à terre par réflexe de survie. Le traumatisme ressurgit, effaçant le présent pour imposer le souvenir d'un danger mortel.
Dans une société où les cicatrices invisibles sont de plus en plus nombreuses, s'abstenir d'utiliser des pétards n'est pas seulement une question de sécurité, c'est un acte de bienveillance et de respect.
Dans ce contexte, la mairie de Jérusalem et d'autres collectivités locales ont lancé une offensive médiatique afin de répercuter ce cri du coeurs de post-traumatisés.
Pour marquer les esprits, la municipalité de Jérusalem a fait appel à Guy Manster, star de la série Netflix Bad Boy. Dans un clip poignant diffusé sur les réseaux sociaux, l'acteur donne la réplique à de véritables vétérans de l'unité Golani. Ces derniers, marqués par les combats passés et le traumatisme national du 7 octobre, témoignent de l'angoisse paralysante que provoque le simple claquement d'un pétard.
Le maire, Moshé Leon, a décidé de porter le message jusque dans les salles de classe. Dès aujourd'hui (mercredi), la première heure de cours dans tous les établissements de la capitale sera dédiée à la sensibilisation à ce sujet.
Les enseignants ne se contenteront pas d'évoquer les risques de brûlures, mais mettront l'accent sur l'empathie et la responsabilité civile.
En outre, la municipalité de Jérusalem collabore activement avec les commerçants pour limiter la vente de ces pétards sous toutes leurs formes et multiplie les patrouilles dans l'espace public.
Dans un pays où la population souffrant de stress post-traumatique a explosé depuis le début de la guerre, la municipalité martèle qu'il s'agit d'une question de santé publique.
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