La compagnie nationale israélienne El Al a publié ce mercredi ses résultats financiers pour l'exercice 2025. Dans un climat marqué par l'instabilité géopolitique et la guerre contre l'Iran en juin de cette année, le transporteur affiche un bénéfice net de 410 millions de dollars, témoignant d'une solidité financière retrouvée malgré une baisse de 25 % par rapport à l'année record 2024.
Le chiffre d'affaires annuel de la compagnie a atteint un sommet historique à 3,476 milliards de dollars, soit une légère progression de 1 % sur un an. Cette performance est d'autant plus notable que le secteur a dû composer avec une hausse significative des coûts de production, alimentée par le renforcement du shekel face au dollar et l'augmentation des dépenses liées à la sécurité et à la logistique de crise.
Si le bénéfice opérationnel (EBITDAR) s'est contracté de 15 % pour s'établir à 947 millions de dollars, El Al a su maintenir un taux d'occupation exceptionnel de 94 % sur l'ensemble de l'année.
Le fait marquant de ce rapport réside dans la transformation spectaculaire de la structure de la dette d'El Al. Grâce à une gestion rigoureuse et à l'augmentation de ses liquidités, la compagnie a réduit ses frais financiers nets de manière drastique : ils passent de 95 millions de dollars en 2024 à seulement 4 millions en 2025.
Pour la première fois depuis longtemps, la compagnie affiche un excédent de trésorerie net de 685 millions de dollars. Cette santé financière a permis à la direction de verser un dividende de 102 millions de dollars à ses actionnaires après la clôture de l'exercice.
Malgré les incertitudes sécuritaires, El Al a poursuivi l'extension de sa capacité de transport (+3 %) via le renforcement de sa flotte. La fidélité des passagers israéliens semble également se renforcer: le club de fidélité compte désormais 3,55 millions de membres et le nombre de détenteurs de la carte de crédit FlyCard a bondi pour atteindre 518000 utilisateurs.
L'ombre au tableau vient du dernier trimestre 2025, où le bénéfice net a chuté de 65 % (46 millions de dollars contre 130 millions à la même période l'année précédente). Ce ralentissement s'explique par la baisse des revenus du fret et les répercussions directes des tensions militaires avec Téhéran, qui ont pesé sur les coûts opérationnels et le taux d'occupation de fin d'année.
Si l'escalade sécuritaire dans la région se poursuit et qu'un conflit devait éclater avec l'Iran, El Al devrait profiter encore d'une situation de quasi-monopole, les compagnies aériennes étrangères suspendant leurs vols en période de crise.
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