Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a qualifié les propos de Trump sur le programme nucléaire iranien, les missiles balistiques et la mort de 32 000 manifestants de « mensonge total ». Dans un message publié sur X en plusieurs langues, il a accusé le président américain d’utiliser la méthode attribuée à Joseph Goebbels : « Répétez un mensonge suffisamment de fois et il deviendra vérité. » Selon lui, cette stratégie serait désormais employée « de manière systématique » par l’administration américaine et par « le régime génocidaire israélien », afin de mener une campagne de désinformation contre la nation iranienne.
Aux États-Unis, plusieurs responsables démocrates ont exprimé leur inquiétude face à une possible escalade militaire. Le représentant Jim Himes, membre influent de la commission du renseignement, s’est dit « très préoccupé » après un briefing mené par le secrétaire d’État Marco Rubio et le directeur de la CIA John Ratcliffe : « Nous n’avons pas entendu une seule bonne raison expliquant pourquoi c’est le moment d’ouvrir une nouvelle guerre au Moyen-Orient ».
Le chef de la minorité démocrate à la Chambre, Hakeem Jeffries, a évoqué « de nombreuses questions sans réponse » sur le déploiement militaire dans la région. Au Sénat, Chuck Schumer a estimé qu’il s’agissait d’« une affaire sérieuse » et que l’administration devait clarifier sa position devant le peuple américain.
La gouverneure de Virginie, Abigail Spanberger, chargée du discours de réponse démocrate, a attaqué frontalement la politique intérieure et étrangère du président, et accusé Trump d’« envisager une guerre avec l’Iran » tout en consacrant l’essentiel de son discours à des sujets domestiques.
Ce double front, diplomatique avec Téhéran et politique à Washington, illustre la sensibilité extrême du dossier iranien. Toute initiative américaine contre les installations nucléaires de l’Iran aurait des répercussions immédiates au Moyen-Orient, avec Israël en première ligne stratégique. À Jérusalem, le débat américain est suivi avec attention : un affrontement direct entre Washington et Téhéran pourrait entraîner une riposte indirecte via le Hezbollah ou d’autres alliés régionaux de l’Iran. À l’inverse, une absence d’action face au programme nucléaire iranien est perçue par Israël comme un risque existentiel Il ne fait aucun doute que le dossier iranien reste l’un des points les plus explosifs de l’équation sécuritaire régionale.
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