En amont des discussions prévues à Genève entre Washington et Téhéran, l’administration américaine durcit le ton. Le secrétaire d’État Marco Rubio affirme que la menace iranienne dépasse largement la seule question nucléaire. Selon lui, malgré les frappes américaines de juin dernier qui avaient fortement affaibli le programme nucléaire iranien, Téhéran chercherait aujourd’hui à en reconstruire certains éléments, tout en poursuivant le développement de ses capacités militaires conventionnelles. Ces enjeux seront au cœur des négociations, alors que les tensions restent élevées.
Rubio met particulièrement en garde contre l’arsenal balistique iranien. L’Iran dispose déjà d’un important stock de missiles capables de viser les forces américaines et leurs alliés au Moyen-Orient. Mais l’inquiétude stratégique porte surtout sur les progrès iraniens vers des vecteurs de plus longue portée. Selon Washington, ces développements pourraient permettre à Téhéran d’atteindre l’Europe — et, à terme, le territoire des États-Unis. Le président Donald Trump a lui-même averti que l’Iran travaille sur des missiles susceptibles de frapper ces zones, transformant une menace régionale en enjeu de sécurité transcontinental.
Au-delà des missiles et du nucléaire, les États-Unis pointent également les capacités navales iraniennes. Celles-ci sont perçues comme une menace directe pour les routes maritimes stratégiques et pour la présence militaire américaine dans le Golfe. Pour Washington, l’objectif des pourparlers de Genève n’est donc pas uniquement de limiter le programme nucléaire iranien, mais aussi de contenir une montée en puissance militaire plus large, susceptible d’affecter l’équilibre sécuritaire bien au-delà du Moyen-Orient.
Le vice-président JD Vance affirme par ailleurs que les États-Unis disposent d’éléments indiquant que l’Iran tente de relancer son programme nucléaire. Tout en réaffirmant la préférence américaine pour une solution diplomatique, il souligne que d’autres options restent possibles si les discussions échouent. Dans ce contexte, la rencontre de Genève apparaît comme un moment charnière, alors que la capacité de projection militaire iranienne — vers l’Europe comme vers l’Amérique — redéfinit les enjeux stratégiques du dossier iranien.
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