Israël

Les leçons ont été tirées, les hôpitaux changent de stratégie

À l’approche d’un possible nouvel affrontement avec l’Iran, le ministère israélien de la Santé tire les leçons des hospitalisations souterraines de 2025., objectif : protéger les patients des missiles, sans sacrifier leur dignité ni l’équilibre des équipes médicales.

2 minutes
27 février 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Les leçons ont été tirées, les hôpitaux changent de stratégie
Arrivée de blessés pendant l’opération Am Ke'lavi à l’hôpital Ichilov, photo : porte-parole de l’hôpital Ichilov

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À l’approche d’un possible nouveau conflit avec l’Iran, les hôpitaux israéliens se préparent à redescendre sous terre. Mais cette fois, avec des ajustements majeurs tirés des 12 jours d’hospitalisation souterraine lors de l’opération « Am Ke'lavi » en 2025.

Deux documents internes du ministère de la Santé révèlent les difficultés rencontrées : perte totale d’intimité, réanimations pratiquées devant d’autres patients, pénurie de sanitaires, bruit permanent, éclairage constant brouillant la notion du temps et, surtout, risque élevé d’infections dans des espaces surpeuplés. « Les lits étaient si proches qu’il suffisait qu’un proche touche un rideau pour transmettre une infection », explique la Dre Hagar Mizrahi, directrice de la division médicale du ministère.

Pour le prochain scénario, plusieurs mesures sont recommandées : installation préalable de cloisons séparatrices, éclairage modulable, limitation des visiteurs, amélioration de l’isolation acoustique et création d’espaces dédiés au repos du personnel. Les équipes médicales, restées de longues journées sous terre, ont signalé fatigue extrême et baisse du sentiment de compétence professionnelle.

La promiscuité ayant favorisé les risques infectieux, le ministère préconise également le recours à la « toilette sèche » – nettoyage à l’aide de lingettes désinfectantes en l’absence d’eau courante – et le port systématique de masques adaptés en cas de maladie transmissible par voie aérienne. Autre priorité : réduire la densité. « Libérer autant que possible vers la communauté et l’hospitalisation à domicile afin de protéger ceux qui restent », insiste la Dre Mizrahi.

Les recommandations ne sont pas contraignantes, chaque hôpital devant adapter les principes à ses infrastructures. Mais le message est clair : protéger les patients ne suffit plus, il faut aussi préserver leur dignité et la résilience des équipes.

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