Sécurité

Que sait-on de l'impact de missile à Beit Shemesh, l’épisode le plus meurtrier depuis le début de l'opération ?

Le bilan est lourd : Neuf personnes tuées et 51 blessées

4 minutes
1 mars 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Que sait-on de l'impact de missile à Beit Shemesh, l’épisode le plus meurtrier depuis le début de l'opération ?
Crédit : Ihoud Hatzala

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Deux blessés se trouvent toujours dans un état grave, quatre dans un état modéré et des dizaines d’autres ont été légèrement atteints ou pris en charge pour état de choc. Les équipes de secours poursuivent les recherches sous les décombres, redoutant d’éventuelles victimes supplémentaires.

Selon les premiers éléments, le missile aurait frappé un édifice comprenant une synagogue dotée d’un abri souterrain. Quatre des victimes étaient apparemment à l’intérieur de cet abri lorsque le toit s’est effondré alors que les autres se trouvaient dans le bâtiment ou dans des habitations voisines.

Huit maisons du quartier central ont été presque entièrement détruites par l’impact et le souffle de l’explosion. Des centaines de mètres autour du point d’impact, des façades ont été éventrées, des vitres pulvérisées et des toitures arrachées.

L’attaque s’est produite lors de l’un des barrages les plus massifs depuis le début de l’opération militaire en cours, avec des sirènes retentissant sans interruption du nord au sud du pays pendant plus d’un quart d’heure.

Le chef de la police israélienne, Danny Levy, s’est rendu sur place aux côtés du commandant du district de Jérusalem, Avshalom Peled. « C’est une scène très dure, avec de nombreux blessés et des morts. Notre priorité est de vérifier que personne ne reste sous les décombres ».

Un poste de commandement conjoint a été établi avec le Commandement du Front intérieur et la municipalité afin de recouper les signalements de disparus. La ligne d’urgence 115 a été activée pour centraliser les informations.

Les experts en explosifs analysent la nature précise du missile et la charge utilisée. Le chef de la police a rappelé que, malgré l’ampleur des destructions, les abris et pièces sécurisées demeurent « l’endroit le plus sûr en cas de tirs balistiques ».

Les pompiers du district de Jérusalem, épaulés par les unités de recherche et de sauvetage du Commandement du Front intérieur, ont mené des opérations délicates d’extraction sous les gravats. Les équipes du Magen David Adom ont installé un poste médical avancé à proximité immédiate du site. Les blessés ont été évacués vers les hôpitaux Hadassah Ein Kerem, Hadassah Har HaTsofim, Shaare Zedek et Shamir Assaf Harofeh. Le directeur général du centre médical Hadassah, Yoram Weiss, a indiqué que 16 blessés légers avaient été admis à Har HaTsofim et 13 à Ein Kerem, dont trois enfants. Une femme se trouve dans un état grave mais stable.

Un ambulancier a décrit « une scène de destruction majeure, avec des victimes piégées dans leurs appartements ». Selon les secours, certains blessés ont été extraits alors que des incendies secondaires menaçaient les structures voisines.

Parallèlement, un second impact direct a touché un bâtiment public à Rosh HaAyin. Un homme a été légèrement blessé par des éclats et le souffle de l’explosion. Les infrastructures environnantes ont subi d’importants dégâts matériels. Depuis le matin, Israël fait face à une salve de tirs balistiques iraniens visant le centre et l’est du pays, notamment le Goush Dan, la plaine côtière, la région de Modiin, la Samarie et la vallée du Jourdain. Un missile tiré plus tôt vers le centre et un drone en direction de Jérusalem ont été interceptés par les systèmes de défense aérienne.

À Tel-Aviv, une femme de 68 ans, Marina Blaïev, est décédée après avoir fait un malaise en se précipitant vers un espace protégé lors des alertes. Selon les premières évaluations médicales, elle aurait succombé à un arrêt cardiaque lié à une détresse respiratoire aiguë. Malgré les tentatives de réanimation jusqu’à l’hôpital Ichilov, les médecins n’ont pu la sauver.

L’attaque de Beit Shemesh constitue à ce stade l’épisode le plus meurtrier de la vague de tirs en cours. Le porte-parole de Tsahal a précisé qu’une alerte préalable et les sirènes avaient bien été déclenchées dans la zone avant l’impact. Les circonstances exactes de la frappe font l’objet d’une enquête.

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