International

Frémissements diplomatiques malgré l’intensité des combats

Alors que Donald Trump affirme que l’opération avance plus vite que prévu et évoque la possibilité de discussions, l’Iran laisse filtrer des signaux d’ouverture au dialogue.

2 minutes
1 mars 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Frémissements diplomatiques malgré l’intensité des combats
Frappes américano-israéliennes en Iran

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Alors que l’opération militaire se poursuit, le président américain Donald Trump évoque désormais la perspective de négociations. Pas officiellement, pas dans un discours solennel, mais lors d’un entretien téléphonique accordé à la chaîne américaine CNBC. Un choix loin d’être anodin, CNBC étant une chaîne économique.

À cette occasion, Trump a déclaré que « la campagne militaire progresse plus rapidement que prévu ». Un message à double lecture. D’un côté, une démonstration de maîtrise stratégique. De l’autre, un signal adressé aux marchés, à quelques heures de l’ouverture de la Bourse américaine en début de semaine. En choisissant une chaîne à dominante économique, la Maison Blanche semble aussi vouloir rassurer sur la stabilité financière malgré l’escalade militaire.

Dans le même temps, un mouvement discret s’opère du côté iranien. Selon les informations rapportées, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, aurait contacté son homologue omanais, principal médiateur régional. L’Iran se dirait « ouvert à la discrétion » et prêt à engager « un dialogue sérieux » susceptible de conduire à une désescalade.

Ce message intervient après une série de frappes particulièrement lourdes. Téhéran chercherait désormais une porte de sortie honorable. Plusieurs observateurs estiment que l’Iran n’avait pas initialement l’intention d’entrer dans une confrontation d’une telle ampleur, mais qu’une mauvaise appréciation de la détermination américaine l’aurait conduit à maintenir une posture de fermeté.

Pour autant, un cessez-le-feu immédiat paraît peu probable. Des appels à la trêve émergent, y compris sur la scène internationale, mais une compréhension israélo-américaine existerait : une fois la décision d’entrer en opération prise, la séquence militaire doit suivre son cours, au moins pour quelques jours.

Personne n’a intérêt à un conflit prolongé. Ni Washington, ni Jérusalem, ni même Téhéran. Mais à ce stade, la logique militaire prime encore sur la logique diplomatique. Les discussions pourraient reprendre. Elles ne sont pas encore à l’ordre du jour.

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