« Nous sommes au terme d’un long processus qui ne commence pas avec l’opération actuelle », explique un haut responsable de l’armée de l’air. L’opération précédente, baptisée « Am Ke4lavi », était selon lui un « traitement d’urgence ». L’offensive actuelle vise, elle, à « éliminer la menace de manière beaucoup plus significative ». Selon cette source, l’Iran aurait pris la décision de relancer son programme d’anéantissement d’Israël, de poursuivre le développement de son arsenal balistique et d’accélérer ses ambitions nucléaires : « Nous n’avions pas d’autre choix que d’accélérer nos préparatifs afin d’infliger cette fois une atteinte bien plus lourde et durable »l.
L’armée revendique un effet de surprise décisif. « Nous avons attaqué de manière offensive l’ensemble de leurs dispositifs de feu et obtenu la supériorité aérienne. En moins de 24 heures, nos appareils opéraient à proximité immédiate de Téhéran, en mode stand-in. » Plus de 2 000 munitions auraient été utilisées en moins de 36 heures, soit une intensité supérieure à celle observée lors de l’opération précédente sur une période bien plus longue. « C’est une intensité folle », souligne le responsable.
L’armée reconnaît toutefois que la défense n’est jamais hermétique. À Beit Shemesh, un missile a échappé aux interceptions. « Aucune défense ne fonctionne à 100 %. Les taux d’interception sont élevés, mais pas absolus. ».
Tsahal insiste sur la nécessité de maintenir la supériorité aérienne. « Le fait que nous l’ayons aujourd’hui ne garantit pas qu’elle sera acquise demain matin. » Les frappes visent désormais aussi les mécanismes de répression du régime iranien, notamment les structures liées aux Gardiens de la révolution et aux services de sécurité intérieure.
La coordination avec Washington est décrite comme « exceptionnelle ». Les forces américaines opèrent davantage dans les zones méridionales, permettant un partage géographique des efforts. « Nous sommes parfaitement synchronisés », assure la source.
Au-delà des lanceurs et des frappes ponctuelles, l’objectif affiché est de frapper l’ensemble de la chaîne de valeur des missiles iraniens. « Si, en quelques mois, ils ont pu produire des dizaines de missiles par mois, ce n’est pas acceptable. Nous voulons les contraindre à investir des ressources massives pour reconstruire ces capacités. »
L’armée reconnaît que l’Iran continue de lancer des projectiles depuis des zones dispersées. Les salves seraient moins massives qu’auparavant, mais régulières. « Contrairement à la fois précédente, nous ne frappons pas l’Iran de temps en temps. Nous y sommes en permanence. »
En toile de fond, un avertissement : la campagne prendra du temps. Et si la frappe d’ouverture a été décisive, la confrontation est loin d’être achevée.
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