Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Sa’ar s’est entretenu ces derniers jours par téléphone avec son homologue chinois Wang Yi afin d’exposer la position d’Israël dans le cadre de l’opération « Rugissement du Lion ». Selon Kan 11, Sa’ar a averti que le régime iranien était sur le point de franchir des étapes critiques dans son programme nucléaire tout en accélérant la production de missiles balistiques dans des installations souterraines profondes, conçues pour résister aux frappes militaires. Il a également souligné que les attaques iraniennes contre plusieurs pays de la région illustrent « l’agressivité du régime et le danger qu’il représente pour la stabilité régionale ».
Israël espère ainsi convaincre Pékin d’adopter une position plus équilibrée face à Téhéran. Mais la réponse chinoise reste prudente. Wang Yi a déclaré lors de cet échange que « l’usage de la force ne peut pas apporter une solution durable » et a appelé à « un arrêt des opérations militaires et à un retour aux négociations ». Pékin plaide depuis plusieurs jours pour une désescalade et multiplie les contacts diplomatiques avec plusieurs capitales impliquées dans la crise.
Derrière cette prudence se trouvent aussi des intérêts économiques majeurs. La Chine est aujourd’hui le principal acheteur de pétrole iranien, absorbant environ 90 % des exportations de brut de l’Iran, soit près de 1,2 à 1,5 million de barils par jour selon plusieurs estimations internationales. Toute escalade militaire dans la région pourrait perturber les routes énergétiques du Golfe, notamment le détroit d’Ormuz, par lequel transite près d’un cinquième du pétrole mondial. Dans ce contexte, Pékin cherche à préserver ses approvisionnements énergétiques tout en évitant un embrasement régional.
POUR VOUS INSCRIRE A LA NEWSLETTER CLIQUEZ ICI : https://israj.media-j.com/newsletter
POUR RECEVOIR NOS INFORMATIONS EN DIRECT SUR WHATSAPP CLIQUEZ ICI http://tiny.cc/IsrajInfoIsrael