D’après des informations rapportées depuis Washington, les États-Unis et Israël étudient la possibilité de mener une opération ciblée sur le territoire iranien afin de s’emparer d’un stock d’environ 450 kilogrammes d’uranium enrichi à 60 %. Ce niveau d’enrichissement se situe à une étape très proche du seuil de 90 % nécessaire à la fabrication d’une arme nucléaire.
Selon les sources américaines impliquées dans les discussions, cet uranium est actuellement réparti sur trois sites en Iran : dans une installation souterraine située à Fordo, dans le complexe d’enrichissement de Natanz et dans un autre site enfoui sous terre. Ces installations ont déjà été frappées lors d’attaques précédentes, notamment au mois de juin. Depuis, l’uranium enrichi serait stocké dans des conteneurs atomiques enterrés sous les décombres et sous la montagne.
Pour Washington comme pour Jérusalem, la question de ce stock d’uranium constitue l’un des objectifs centraux de la guerre : garantir que l’Iran ne puisse jamais transformer ce matériau en arme nucléaire.
Les deux alliés ont examiné plusieurs scénarios pour neutraliser ce stock. Mais selon les discussions internes, une intervention au sol pourrait être inévitable. L’idée serait d’envoyer des forces spéciales pour prendre le contrôle du site, sécuriser les conteneurs et traiter le matériau sur place.
Cette perspective reste toutefois politiquement sensible aux États-Unis. L’envoi de troupes au sol – les fameux “boots on the ground” – suscite une forte opposition dans une partie de la base politique de Donald Trump, notamment au sein du mouvement America First.
La Maison-Blanche tente donc de distinguer deux situations : une invasion classique impliquant des dizaines de milliers de soldats, comme en Irak, et des opérations commando ciblées sur des objectifs précis.