Selon des informations provenant d’Iran, le Conseil des experts, composée de 88 religieux et chargée par la Constitution de désigner le guide suprême, se serait réunie et aurait déjà choisi un successeur par un vote majoritaire.
Cependant, l’annonce officielle n’a toujours pas été faite. Certains observateurs soulignent que la Constitution iranienne exige en principe un vote des deux tiers, ce qui pourrait signifier que tous les membres ne soutiennent pas le candidat choisi. Cette absence d’unanimité pourrait expliquer une partie du retard dans la publication du nom.
Officiellement, les responsables religieux affirment que la procédure doit suivre un processus formel et être finalisée par des signatures et des validations institutionnelles. Des dignitaires religieux ont même pris la parole publiquement pour expliquer à la population que la nomination d’un nouveau guide suprême est un processus long qui doit être mené « de manière ordonnée ».
Mais plusieurs analystes estiment que les véritables raisons pourraient être ailleurs. Une première hypothèse évoque des raisons sécuritaires. Dans le contexte de la guerre en cours avec Israël et les États-Unis, révéler l’identité du nouveau guide suprême pourrait en faire immédiatement une cible prioritaire. Certains responsables américains ont déjà évoqué la possibilité de poursuivre la pression militaire contre les dirigeants du régime. Dans ce contexte, le régime pourrait craindre qu’une annonce officielle expose le successeur à un risque direct d’assassinat ou de frappes ciblées.
Autre hypothèse, l’état de santé ou la localisation du successeur. Certaines sources affirment qu’il pourrait être blessé ou se trouver dans un lieu sécurisé dont la position ne peut être révélée pour l’instant.