Sécurité

Mais comment les pilotes tiennent-ils la cadence ?

Au cœur de la guerre, les pilotes de l’armée de l’air israélienne enchaînent les missions à un rythme inédit, jour et nuit, ils décollent pour intercepter des missiles, frapper des cibles et maintenir la supériorité aérienne

2 minutes
9 mars 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Mais comment les pilotes tiennent-ils la cadence ?
De retour d’une frappe en Iran, Photo : porte-parole de Tsahal

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Au cœur de la guerre, les pilotes de l’armée de l’air israélienne enchaînent les missions à un rythme rarement vu. Jour et nuit, ils décollent pour intercepter des missiles, frapper des cibles et maintenir la supériorité aérienne.

Selon plusieurs témoignages, certains pilotes et membres d’équipage ont recours, de manière ponctuelle et encadrée, à des comprimés stimulants afin de rester pleinement opérationnels lors de périodes de très forte intensité. L’usage de ces médicaments n’est pas improvisé : il s’inscrit dans un cadre strictement professionnel et médical.

Un pilote ayant participé aux opérations explique que ces substances sont utilisées de façon mesurée et contrôlée, notamment lors de longues séquences de vols successifs où la concentration doit rester maximale. « Quand on vole presque en continu, de jour comme de nuit, il faut rester extrêmement concentré. Dans ces conditions, certains outils peuvent aider à maintenir la vigilance », confie-t-il, rappelant que ces médicaments sont connus et testés depuis longtemps dans l’aviation militaire.

Avant toute utilisation, des tests sur les effets secondaires ont été réalisés, et ces pratiques ne datent pas de ce conflit. Elles ont déjà été utilisées lors d’opérations précédentes, notamment lors des affrontements avec l’Iran.

Cependant, ces mesures restent exceptionnelles et temporaires. Après les premiers jours d’opérations intensives, le commandant de l’armée de l’air israélienne a donné des instructions claires : lorsque la pression opérationnelle diminue, les équipages doivent respecter des périodes de repos obligatoires, incluant au moins six heures de sommeil.

L’objectif est de permettre aux pilotes de retrouver un rythme plus durable et de maintenir leurs performances sur la durée. Car au-delà de la technologie et de l’entraînement, la guerre aérienne repose avant tout sur la capacité humaine à rester lucide, précis et concentré.

Dans un conflit où chaque mission peut durer des heures et où chaque décision peut être cruciale, la gestion de la fatigue devient ainsi un enjeu stratégique à part entière.

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