L’organisation terroriste, soutenue de longue date par l’Iran, est confrontée à une double pression, sécuritaire et financière. La réduction du soutien iranien, combinée aux difficultés économiques liées au conflit régional, affecte directement le financement de ses opérations et le paiement des salaires de ses membres.
Dans le même temps, ses dirigeants font face à une menace sécuritaire permanente. Le secrétaire général du mouvement, Zyad al-Nakhala, et le chef de sa branche armée, Akram al-Ajouri, évoluent sous surveillance constante des services israéliens. Pour des raisons de sécurité, les responsables de l’organisation circulent entre plusieurs pays, principalement l’Iran, le Liban et le Qatar, afin de préserver leur protection, maintenir leurs liens avec leurs soutiens régionaux et coordonner les activités de leur branche armée, les Brigades Al-Qods.
La situation est également devenue plus complexe en Syrie. Les frappes israéliennes contre des positions du mouvement et l’élimination de plusieurs commandants ont transformé ce pays en terrain particulièrement dangereux pour ses activités. Une partie des combattants du Jihad islamique a ainsi été contrainte de se déplacer vers le Liban ou la Turquie.
Au Liban, notamment dans le sud du pays et dans la banlieue sud de Beyrouth, l’organisation continue d’opérer en coordination étroite avec le Hezbollah, qui lui apporte protection et soutien opérationnel.
Mais au-delà des difficultés sécuritaires, le mouvement doit désormais faire face à un défi stratégique plus large : continuer à s’impliquer dans les conflits régionaux tout en préservant ses capacités militaires et son soutien politique dans la bande de Gaza.
Selon les responsables sécuritaires israéliens, l’affaiblissement simultané de l’Iran et de ses relais régionaux modifie profondément l’équilibre stratégique. Les organisations palestiniennes liées à Téhéran doivent désormais composer avec une pression militaire et financière accrue.