Dans le Wall Street Journal, plusieurs experts militaires rappellent qu’une campagne aérienne seule ne suffit généralement pas à renverser un régime. Même si les frappes israéliennes et américaines ont fortement affaibli les capacités militaires de l’Iran, notamment ses missiles balistiques et une partie de sa flotte navale, l’histoire montre que le changement de régime dépend avant tout d’une dynamique politique interne ou d’une intervention terrestre.
D’anciens responsables militaires américains soulignent ainsi que la puissance aérienne peut affaiblir profondément un pouvoir, mais qu’elle ne peut pas, à elle seule, installer un nouveau gouvernement. Pour qu’un changement politique se produise, expliquent-ils, des acteurs internes doivent prendre le relais.
Dans la revue américaine Foreign Affairs, l’analyse porte davantage sur la société israélienne. Selon cette publication, la guerre contre l’Iran aurait temporairement uni une opinion publique israélienne pourtant profondément divisée ces dernières années. L’objectif d’un affaiblissement ou d’un changement de régime à Téhéran est largement perçu en Israël comme la condition d’une victoire stratégique.
L’article souligne également que ce conflit pourrait avoir des conséquences politiques importantes pour le Premier ministre Benyamin Netanyahou, qui fait face depuis longtemps à des critiques liées aux événements du 7 octobre et à ses difficultés politiques internes.
La controverse la plus vive concerne toutefois un article du quotidien britannique The Guardian, qui établit des parallèles entre la guerre contre l’Iran et l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Cette comparaison est jugée particulièrement contestable par plusieurs observateurs, car elle omet des différences majeures : le régime iranien est accusé de financer et d’armer des organisations terroristes dans toute la région, tandis que l’Ukraine est une démocratie qui a été attaquée sans provocation directe par la Russie en 2022.