La ministre de l'Intérieur britannique Shabana Mahmood a accordé son feu vert à la demande du commissaire de la police métropolitaine, Mark Rowley, d'interdire la tenue de la marche d'al-Qods dans le centre de Londres — une première depuis 2012. « Cette décision est nécessaire pour prévenir de graves troubles à l'ordre public dans le contexte du conflit en cours au Moyen-Orient », a-t-elle justifié.
Créée en 1979 par l'ayatollah Khomeini, la « Journée d'al-Qods » est organisée chaque année dans de nombreuses capitales mondiales pour exprimer un soutien à la cause palestinienne — mais aussi des appels à la destruction d'Israël et une solidarité affichée avec des organisations classées terroristes. À Londres, le défilé a maintes fois suscité la polémique, des participants brandissant ostensiblement les drapeaux du Hezbollah et du Hamas.
Cette année, le contexte rendait l'événement particulièrement sensible. La marche était prévue moins de deux semaines après le début de l'offensive israélo-américaine contre des installations du régime iranien à Téhéran, et deux mois environ après la répression sanglante par Téhéran de manifestants dans les rues d'Iran. Les autorités redoutaient que ces circonstances n'attisent les tensions communautaires jusqu'à la violence dans les rues de la capitale britannique.
Si l'interdiction est saluée par plusieurs organisations, certaines estiment qu'elle ne va pas assez loin. L'organisation Campaign Against Antisemitism a exprimé sa satisfaction, mais a aussitôt réclamé que les Gardiens de la Révolution islamique soient officiellement déclarés organisation terroriste au Royaume-Uni. « La Grande-Bretagne ne doit pas répéter la vieille erreur de faire trop peu, trop tard », a-t-elle averti.
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