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Guerre et économie : alerte de la Banque centrale sur le budget, premiers signes de faiblesse à la bourse de Tel-Aviv.

Alors que la bourse de Tel-Aviv commence à reculer, la Banque centrale appelle le gouvernement à la prudence budgétaire en pleine guerre.

2 minutes
11 mars 2026

ParDelphine Miller

Guerre et économie : alerte de la Banque centrale sur le budget, premiers signes de faiblesse à la bourse de Tel-Aviv.
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L’avertissement de la Banque centrale

La Banque d’Israël a adressé un message clair au gouvernement : dans la situation actuelle de guerre, il est important d’éviter de financer de nouveaux programmes ou décisions qui ne sont pas directement liés à l’effort militaire, en particulier ceux qui ne contribuent pas à la croissance économique à long terme.

Dans une déclaration officielle, la banque centrale recommande notamment de réduire certains budgets de coalition ainsi que plusieurs allocations budgétaires supplémentaires approuvées cette année. Elle met également en garde contre des mesures fiscales qui pourraient réduire les recettes de l’État, comme l’élargissement des tranches de l’impôt sur le revenu ou l’extension de l’exonération de TVA sur les importations personnelles.

Pour les économistes de la banque, la priorité est de préserver la solidité budgétaire alors que les dépenses militaires, les compensations aux entreprises et l’aide aux citoyens touchés par la guerre augmentent rapidement.

Des marchés plus nerveux à Tel-Aviv

Cet avertissement intervient dans un contexte où la Bourse de Tel‑Aviv montre des signes de tension. Les principaux indices ont enregistré plusieurs séances de baisse consécutives, reflétant l’inquiétude croissante des investisseurs face aux coûts économiques du conflit.

Plusieurs facteurs expliquent cette nervosité des marchés : la hausse des dépenses publiques liées à la guerre, le ralentissement de certaines activités économiques, l’incertitude sur la politique budgétaire et surtout la question centrale de la durée du conflit.

Selon plusieurs analystes économiques israéliens, si la guerre devait se prolonger pendant de longs mois, son impact sur l’économie pourrait devenir plus marqué : ralentissement de l’investissement, pression accrue sur le budget de l’État et possible augmentation du déficit public.

Pour éviter ce scénario, la Banque d’Israël appelle à une gestion budgétaire prudente : concentrer les ressources publiques sur l’effort de guerre, éviter les dépenses politiques non essentielles et maintenir la confiance des marchés financiers.

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