L’avertissement de la Banque centrale
La Banque d’Israël a adressé un message clair au gouvernement : dans la situation actuelle de guerre, il est important d’éviter de financer de nouveaux programmes ou décisions qui ne sont pas directement liés à l’effort militaire, en particulier ceux qui ne contribuent pas à la croissance économique à long terme.
Dans une déclaration officielle, la banque centrale recommande notamment de réduire certains budgets de coalition ainsi que plusieurs allocations budgétaires supplémentaires approuvées cette année. Elle met également en garde contre des mesures fiscales qui pourraient réduire les recettes de l’État, comme l’élargissement des tranches de l’impôt sur le revenu ou l’extension de l’exonération de TVA sur les importations personnelles.
Pour les économistes de la banque, la priorité est de préserver la solidité budgétaire alors que les dépenses militaires, les compensations aux entreprises et l’aide aux citoyens touchés par la guerre augmentent rapidement.
Des marchés plus nerveux à Tel-Aviv
Cet avertissement intervient dans un contexte où la Bourse de Tel‑Aviv montre des signes de tension. Les principaux indices ont enregistré plusieurs séances de baisse consécutives, reflétant l’inquiétude croissante des investisseurs face aux coûts économiques du conflit.
Plusieurs facteurs expliquent cette nervosité des marchés : la hausse des dépenses publiques liées à la guerre, le ralentissement de certaines activités économiques, l’incertitude sur la politique budgétaire et surtout la question centrale de la durée du conflit.