Ce matin, le prix du pétrole a franchi un seuil symbolique. Le Brent, référence mondiale, a dépassé les 100 dollars le baril après une hausse de plus de 9 %, tandis que le WTI américain a bondi d’environ 8 % pour atteindre près de 95 dollars. Cette flambée reflète l’inquiétude croissante des marchés face aux perturbations de l’approvisionnement énergétique au Moyen-Orient.
Au cœur des tensions : le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial. Les pressions exercées par le régime islamique iranien dans cette zone perturbent la circulation des pétroliers et compliquent les exportations de plusieurs pays du Golfe, notamment l’Arabie saoudite, le Koweït ou l’Irak.
Dans le même temps, Téhéran a lancé un avertissement direct aux marchés. Selon le commandement militaire iranien, le monde doit se préparer à un pétrole pouvant atteindre 200 dollars le baril si la crise se prolonge. Un paradoxe demeure cependant : malgré ces tensions dans le détroit d’Ormuz, l’Iran continue de faire transiter son propre pétrole et de maintenir ses exportations, profitant de sa position stratégique dans cette voie maritime essentielle.
Les effets se font déjà sentir. Le prix du carburant augmente dans plusieurs pays, les compagnies aériennes font face à un kérosène plus cher et le transport maritime devient plus coûteux. Si les tensions persistent dans le Golfe, la facture énergétique pourrait encore s’alourdir et entraîner une hausse du prix de nombreux produits du quotidien.
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