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Signal inhabituel : le ton du Qatar envers Israël évolue, mais le doute demeure

L’ancien Premier ministre qatari, le toujours influent Hamad bin Jassem Al Thani a évoqué publiquement le « jour d’après » la guerre et laissé entendre qu’un accord avec Israël pourrait être nécessaire à l’avenir, un propos rare dans la rhétorique qatarie.

2 minutes
15 mars 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Signal inhabituel : le ton du Qatar envers Israël évolue, mais le doute demeure
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Un message inhabituel venu du Qatar pourrait marquer une inflexion prudente dans le discours de Doha à l’égard d’Israel. Dans un long message publié sur les réseaux sociaux, l’ancien chef du gouvernement a pourtant commencé par critiquer durement Israël, qu’il accuse d’avoir déclenché la guerre et de chercher à imposer sa domination militaire, politique et économique dans la région. Selon lui, les États du Golfe n’ont pas souhaité ce conflit et ne devraient pas en payer les conséquences.

Hamad ben Jassem a également appelé les pays du Conseil de coopération du Golfe à créer une alliance militaire et sécuritaire comparable à l’OTAN, avec l’Arabie Saoudite dans un rôle central.

Concernant l’Iran, il a adopté un ton plus nuancé. Tout en reconnaissant que Téhéran constitue aujourd’hui un adversaire, il a rappelé qu’il restera « un voisin » avec lequel il faudra nécessairement parvenir à des arrangements après la guerre.

La nouveauté réside toutefois dans son propos sur Israël. Malgré ses critiques, l’ancien Premier ministre a affirmé que l’État hébreu n’est pas un acteur éloigné du Golfe et qu’il pourrait devenir nécessaire, à terme, de parvenir à une forme d’entente fondée sur des principes de bon voisinage, tout en défendant, selon lui, les droits des Palestiniens.

Compte tenu de l’influence de Hamad ben Jassem au sein de l’élite qatarie, ses déclarations sont souvent perçues comme des messages indirects du pouvoir de Doha destinés à tester les réactions internationales. Parallèlement, certains signaux similaires apparaissent dans la communication officielle du Qatar. Ces derniers temps, le ministère des Affaires étrangères a évité d’attribuer explicitement la responsabilité de la crise à Israël ou aux États-Unis, adoptant un ton plus mesuré que par le passé.

Ces indices pourraient traduire une tentative prudente de préparer l’opinion à un éventuel ajustement diplomatique. Mais à Jérusalem, beaucoup restent sceptiques : il pourrait s’agir moins d’un véritable changement de cap que d’un ballon d’essai stratégique lancé par Doha.

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