Depuis trois ans, et plus encore depuis le 7 octobre, elle est la cible répétée de tirs : des dizaines de missiles, de drones et d’attaques antichars ont été dirigés vers le site dans l’espoir de le neutraliser. Le Hezbollah a réussi à causer certains dégâts, mais sans parvenir à désorganiser le système. Tsahal avait anticipé ce scénario et déployé des capacités de secours ailleurs sur le territoire.
Depuis ce centre, des centaines de soldats surveillent en permanence le ciel israélien. Leur mission : détecter, analyser et coordonner la réponse face à une large gamme de menaces — drones, missiles de croisière, aéronefs hostiles. Ils jouent également un rôle clé dans la conduite des opérations aériennes, guidant les pilotes en temps réel et fournissant des alertes immédiates sur les menaces émergentes.
« En quelques secondes, il faut décider si on intercepte ou non, et comment », explique un officier. Le dispositif repose sur plusieurs couches : Dôme de fer en première ligne, puis hélicoptères et avions de chasse.
Face à eux, le Hezbollah apprend vite. L’organisation exploite désormais le relief, les vallées et les zones d’ombre pour infiltrer ses drones à basse altitude. « Nous ne sous-estimons pas l’ennemi », explique un commandant. « C’est une course permanente d’apprentissage. »
L’une des évolutions majeures depuis le début de la guerre concerne le déploiement des radars. Israël est passé d’un système centralisé à une multitude de capteurs dispersés, offrant une image plus précise et plus résiliente. Parallèlement, Tsahal a accéléré le développement de capacités spatiales, avec des systèmes satellitaires destinés à compléter - mais non remplacer - les dispositifs terrestres.
Dans les salles de contrôle, l’activité est continue. Les opérateurs savent distinguer en temps réel un oiseau d’un drone ou d’un véhicule. Certains réservistes cumulent plus de 400 jours de service depuis le début du conflit. L’unité a également joué un rôle central dans les frappes en Iran, notamment lors d’opérations impliquant plus de 200 avions simultanément, nécessitant une coordination millimétrée du trafic aérien.
Un défi supplémentaire consiste à préserver le trafic civil, notamment autour de l’aéroport Ben Gourion. « Un avion au sol est plus vulnérable qu’en vol », explique une officier. « Notre priorité est d’intercepter, protéger, mais aussi maintenir les vols autant que possible. »
Selon les responsables de l’unité, l’ampleur des capacités israéliennes - combinées à celles des États-Unis - a pris de court les dirigeants iraniens. « L’ennemi apprend, mais il ne s’attendait pas à une telle puissance au-dessus de l’Iran », confie une officier. « Nous avons une supériorité. »
Cible privilégiée du Hezbollah, pilier de la défense israélienne, cette unité incarne à elle seule la guerre moderne : technologique, rapide, et fondée sur la maîtrise de l’information.
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