Frappes massives et éliminations ciblées en Iran
L’événement majeur de la journée reste l’élimination d’Ali Larijani, secrétaire du Conseil de sécurité nationale iranien, homme fort du régime, ainsi que du commandant du Bassidj, Gholam Reza Soleimani. Ces frappes ciblées s’inscrivent dans une stratégie assumée : décapiter les centres de décision et affaiblir les instruments de répression du régime.
Dans le même temps, l’armée de l’air israélienne a mené des frappes coordonnées à Téhéran, Chiraz et Tabriz, visant des infrastructures sécuritaires, des dépôts de missiles et de drones ainsi que des systèmes de défense aérienne.
Au cours des dernières heures, des positions du Bassidj ont également été visées dans plus de dix sites à travers la capitale iranienne.
Pression continue sur le Hezbollah
Sur le front libanais, Tsahal poursuit ses frappes contre les capacités opérationnelles du Hezbollah. Des quartiers généraux à Beyrouth, des sites de lancement dans la vallée de la Bekaa et des dépôts d’armes ont été ciblés. L’armée israélienne indique avoir identifié une tentative accrue de tirs de roquettes vers Israël -plusieurs dizaines tirées dans la soirée- et affirme agir en temps réel pour les neutraliser. En parallèle, des lanceurs et des dizaines d’infrastructures terroristes ont été détruits. Au sol, les forces israéliennes poursuivent leurs opérations dans le sud du Liban afin d’élargir la zone de sécurité et réduire les menaces pesant sur les localités du nord.
Extension régionale : Irak sous pression
Le conflit déborde également en Irak. Une base d’Al-Hashd al-Shaabi, coalition de milices pro-iraniennes, a été frappée dans la province d’Anbar. Par ailleurs, des unités de l’armée irakienne se seraient retirées de certaines positions à la frontière syrienne, laissant le contrôle à ces milices, dans un contexte de frappes intensifiées sur cet axe stratégique reliant l’Iran à la Syrie et au Liban.
Un message stratégique assumé
Les dirigeants israéliens affichent clairement leurs intentions. « Nous continuerons à frapper la tête de la pieuvre encore et encore », a déclaré le ministre de la Défense Israël Katz.
Le chef d’état-major, Eyal Zamir, évoque des « succès significatifs » susceptibles d’influencer l’issue de la campagne, notamment grâce aux éliminations ciblées.
Un impact économique
La guerre produit également des effets économiques immédiats. Aux États-Unis, le prix moyen du carburant a bondi de 27 % depuis le début du conflit, tandis que le diesel dépasse désormais les 5 dollars le gallon — un seuil historique aux conséquences directes sur les prix du transport, de l’alimentation et de la construction.
Une guerre qui change de nature
Après près de trois semaines de combats, le conflit entre dans une phase plus structurée :moins de surprise, mais une intensification ciblée des frappes et une extension géographique.
Entre éliminations de hauts responsables, pression militaire sur plusieurs fronts et signaux politiques assumés, Israël semble désormais chercher à remodeler durablement l’équilibre régional.
Reste à savoir si cette montée en puissance ouvrira la voie à un basculement… ou à une escalade prolongée.
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