Hier (mardi), l'armée israélienne a averti avoir identifié les préparatifs d'une attaque massive du Hezbollah contre les localités du nord, dans la soirée.
Finalement, l'armée israélienne a réussi à contrecarrer en grande partie le projet du Hezbollah, qui cherche à entretenir un climat de peur au sein de la population israélienne en multipliant les tirs groupés à intervalles réguliers.
Selon des sources militaires israéliennes, le Hezbollah avait prévu de tirer le double de ce qu'il a finalement pu lancer. Au total, plus de cent roquettes ont été interceptées ou neutralisées. Le tir massif, amorcé à 20h30, comprenait une quarantaine de projectiles, dont la majorité n'a pas franchi la frontière. Des tentatives de lancement de drones ont également été déjouées.
Les forces israéliennes ont notamment frappé des camions-lanceurs mobiles avant même le début des tirs — une méthode jugée particulièrement efficace, ces véhicules étant en nombre limité. Tsahal a également évacué plusieurs villages du sud du Liban, notamment dans la région de Nabatiyeh, contraignant les combattants du Hezbollah à s'éloigner de la frontière.
En réponse aux tirs du Hezbollah, l'armée israélienne a conduit des frappes ciblées sur le centre logistique du Hezbollah dans la région de Tyr, ainsi que sur des stations-service utilisées par l'organisation pour ravitailler ses véhicules et ses lance-roquettes. Une cible économique a également été visée dans le quartier de Dahiyeh, à Beyrouth.
Un cadre clé responsable du programme de précision des missiles de l'organisation terroriste a été éliminé lors d'une opération ciblée.
Depuis l'opération Flèches du Nord, lancée en septembre 2024, le Hezbollah a profondément revu son mode opératoire. Contraint de disperser son arsenal — constitué désormais essentiellement de roquettes à courte portée — il a renoncé aux grands dépôts centralisés au profit d'un éparpillement dans des habitations et des enceintes villageoises de la communauté chiite. Si cette stratégie complique considérablement le travail du renseignement israélien, elle limite en retour la capacité du mouvement terroriste à conduire des frappes de grande envergure.
Le nombre de tirs quotidiens est passé d'une centaine en début de guerre à environ 150 ces derniers jours — mais 60 % d'entre eux ne franchissent pas la frontière.