Peu après 3 heures du matin, Tsahal a lancé une série de frappes contre des infrastructures du régime au cœur de la capitale iranienne. Selon des sources sur place, les explosions ont été particulièrement puissantes. Cette offensive est intervenue après une séquence inhabituelle de tirs iraniens : en l’espace d’une heure, cinq vagues de missiles ont visé différentes régions d’Israël, du nord au sud en passant par Jérusalem.
Les sirènes ont retenti à de multiples reprises en Galilée, sur le Golan, à Haïfa et dans les Krayot, mais aussi dans le sud, le Néguev, la région de Lakish et autour de Gaza. Particularité notable : dans plusieurs zones, notamment autour de Haïfa, aucune alerte anticipée n’a été diffusée avant le déclenchement des sirènes. L’armée examine les raisons de ce dysfonctionnement.
Les systèmes de défense aérienne ont été fortement sollicités, notamment face à l’utilisation de missiles à fragmentation, plus difficiles à intercepter. Malgré plusieurs impacts — un site ferroviaire touché dans le nord, des dégâts à Kiryat Ata et Shfaram, ainsi qu’un jardin d’enfants endommagé — aucun blessé n’a été signalé. Seuls des cas de blessures légères en se rendant aux abris et des états de choc ont été recensés.
Dans la région de Haïfa, des explosions en chaîne ont été observées près du complexe pétrochimique après une interception. Parallèlement, des tirs en provenance du Liban vers la Galilée se sont poursuivis au cours de la nuit, maintenant une pression constante sur le front nord.
La crise dépasse désormais largement le seul face-à-face israélo-iranien. Dans le Golfe, plusieurs pays ont signalé des attaques ou des menaces : les Émirats arabes unis et le Koweït ont activé leurs systèmes de défense face à des missiles, Bahreïn a déclenché des alertes, et l’Arabie saoudite a annoncé l’interception d’un drone dans l’est du pays. Au Koweït, une raffinerie a été touchée par des drones, provoquant un incendie sans faire de victimes.
Sur le plan stratégique, les inquiétudes montent également sur les marchés énergétiques. Selon des estimations en Arabie saoudite, une prolongation du conflit pourrait faire grimper le prix du baril jusqu’à 180 dollars d’ici la fin avril.
Dans ce contexte de tensions régionales accrues, la nuit écoulée illustre une double dynamique : une capacité iranienne à multiplier les tirs, y compris avec des systèmes plus sophistiqués, et une montée en puissance des frappes israéliennes en profondeur sur le territoire iranien. Un face-à-face de plus en plus direct, avec un risque d’embrasement élargi à l’ensemble du Moyen-Orient.
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