À la veille du déclenchement de la guerre contre l’Iran, une évaluation stratégique majeure aurait été présentée au sommet de l’État israélien. Selon des révélations diffusées dans l’émission d’investigation « Uvda », le chef du Mossad, David Barnea, aurait estimé lors de discussions confidentielles que la chute du régime iranien était un scénario envisageable.
D’après plusieurs sources, cette hypothèse a été au cœur des échanges entre Israël et les États-Unis avant le lancement de l’offensive. Barnea aurait affirmé que si les objectifs militaires étaient atteints - notamment une atteinte significative aux dirigeants, aux institutions du régime et à ses appareils de répression - les services de renseignement israéliens, en coordination avec la CIA, seraient en mesure de favoriser un changement de régime.
Le scénario envisagé reposait sur une combinaison d’actions militaires et de dynamiques internes iraniennes. L’idée : créer les conditions d’un soulèvement populaire, en affaiblissant suffisamment le pouvoir pour permettre l’émergence d’une alternative politique.
Toutefois, selon ces mêmes sources, le chef du Mossad aurait lui-même exprimé des réserves, notamment sur le calendrier et les incertitudes liées à l’évolution de la situation sur le terrain.
De son côté, le Premier ministre Benyamin Netanyahou a adopté une position plus mesurée. Interrogé sur la possibilité d’un soulèvement en Iran, il a déclaré qu’il était « trop tôt pour dire » si la population iranienne saisirait l’opportunité créée par la guerre pour descendre dans la rue : « Je l’espère, mais cela dépend uniquement d’eux ».
Concernant l’issue du conflit, le chef du gouvernement a également estimé que la guerre pourrait se terminer « plus rapidement que beaucoup ne le pensent », tout en reconnaissant que sa durée dépendrait des nécessités opérationnelles.
Ces révélations mettent en lumière une dimension stratégique plus large du conflit : au-delà des objectifs militaires immédiats, la possibilité d’un basculement du régime iranien semble avoir été envisagée, au moins en amont. Reste que, sur le terrain comme dans les cercles de décision, cette perspective demeure incertaine, suspendue à la fois aux résultats de la guerre et aux dynamiques internes d’un régime sous pression, mais toujours en place.
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