La crise autour du détroit d’Ormuz ne se limite plus aux marchés ou aux calculs géopolitiques. En Europe, elle se traduit déjà par un phénomène inédit: le “tourisme à la pompe”. Des automobilistes autrichiens et polonais traversent désormais la frontière vers la Slovaquie pour y faire le plein à moindre coût, profitant d’un écart de prix devenu suffisamment important pour justifier le déplacement.
Ce mouvement illustre les premières conséquences directes de la flambée énergétique provoquée par la guerre entre les Etats-Unis, Israël et l’Iran, sur fond de blocage du trafic dans le détroit d’Ormuz. Plusieurs pays européens ont déjà commencé à intervenir pour tenter de freiner la hausse, entre plafonnements, restrictions et contrôles accrus sur les stations-service, tandis que l’Italie a adopté des mesures d’urgence pour alléger temporairement la facture des automobilistes.
Aux Etats-Unis aussi, l’impact commence à se faire sentir dans les foyers. D’après un sondage Reuters/Ipsos publié le 20 mars, 55% des Américains interrogés affirment que la hausse des prix du carburant a déjà affecté leur situation financière dans une certaine mesure, et 21% disent en subir un impact important. Ce qui se joue à Ormuz ne concerne donc plus seulement les routes maritimes ou les chancelleries: la crise commence déjà à se payer, très concrètement, à la pompe.
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