Téhéran a lancé de nouvelles menaces en réponse à des informations selon lesquelles Washington envisagerait une seconde opération contre l’île stratégique de Kharg, par laquelle transite l’essentiel des exportations pétrolières iraniennes.
Selon une source militaire iranienne citée par l’agence Tasnim, toute intervention américaine sur cette « île pétrolière » entraînerait une riposte « sans précédent ». « Si les États-Unis passent à l’acte, l’Iran incendiera toutes les installations énergétiques de la région », a-t-elle averti, évoquant une escalade majeure de la « guerre énergétique » en cours.
Cette mise en garde intervient dans un contexte de fortes perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, actuellement entravé par l’Iran, provoquant une flambée des prix du pétrole. Washington envisagerait, selon ces mêmes informations, d’utiliser Kharg comme levier pour contraindre Téhéran à rouvrir cette voie stratégique. L'île a déjà été ciblée par l'armée américaine la semaine dernière.
Au-delà du Golfe, l’Iran laisse également planer la menace d’un élargissement du conflit. Des attaques pourraient viser d’autres axes maritimes cruciaux, notamment le détroit de Bab el-Mandeb, déjà sous pression des rebelles houthis au Yémen. Jusqu’à présent en retrait, ces derniers pourraient entrer plus directement dans la confrontation en cas d’intervention américaine.
Malgré des déclarations de Washington évoquant une possible réduction des opérations militaires, des sources israéliennes estiment que la guerre est loin de toucher à sa fin. Selon elles, les récents développements — notamment un tir de missile iranien vers l’île de Diego Garcia dans l’océan Indien — témoignent d’une escalade significative.
« Il faut s’attendre à au moins deux semaines supplémentaires de combats », indique une source politique israélienne, en cohérence avec les propos du chef d’état-major qui a évoqué la poursuite des hostilités durant la période de Pessah.
En parallèle, Israël se prépare à intensifier ses opérations sur le front libanais. Des responsables sécuritaires affirment que des frappes d’envergure viseront le Hezbollah, avec pour objectif de réduire drastiquement ses capacités militaires. « Nous ne pourrons pas éliminer totalement leur arsenal, mais nous voulons les repousser bien au nord du Litani », précisent-ils.
En visite dans le nord du pays, le chef d’état-major, le général Eyal Zamir, a réaffirmé la stratégie israélienne : « Le Hezbollah est un pilier du dispositif iranien. En affaiblissant l’Iran, nous l’affaiblissons également. » Il a assuré que les opérations se poursuivraient jusqu’à l’éloignement durable de la menace à la frontière nord et le rétablissement de la sécurité pour les populations locales.
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