Les autorités israéliennes poursuivent leur enquête après les frappes de missiles survenues samedi soir à Arad et Dimona, qui ont fait des centaines de blessés samedi soir. L’objectif est de déterminer la nature des projectiles utilisés et les raisons de leur interception partielle par les systèmes de défense aérienne.
Des équipes de déminage de Tsahal, appuyées par la police et des spécialistes de la défense aérienne, inspectent les sites d’impact afin de recueillir des fragments et d’identifier les missiles en cause.
Dans les premières heures de l’enquête, l’armée a indiqué que les missiles intercepteurs lancés avaient manqué leur cible tout en soulignant qu’aucun projectile « inconnu » n’avait été détecté lors des tirs en provenance d’Iran.
Des missiles de nouvelle génération en question
Les investigations portent notamment sur l’éventuelle utilisation de missiles iraniens de dernière génération, développés localement. Après l’opération Eveil du lion en juin, Téhéran avait revendiqué la mise au point de deux systèmes avancés : le Fatah-2 et le Khorramshahr-4.
Le Fatah-2 est présenté comme un missile hypersonique capable de manœuvrer dans l’atmosphère grâce à un moteur-fusée, ce qui le distingue des missiles balistiques classiques à trajectoire prévisible. Cette capacité de changement de direction et d’altitude en vol compliquerait son interception.