Israël

Le message puissant de Myriam Peretz à la veille de Pessah

Myriam Peretz a livré un message rempli d'espoir et de reconnaissance dans le contexte sécuritaire difficile que le pays traverse.

3 minutes
23 mars 2026

ParGuitel Benishay

Le message puissant de Myriam Peretz à la veille de Pessah
Photo by Yonatan Sindel/Flash90

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Aborder la fête de Pessah alors que la guerre fait rage et que les sirènes retentissent plusieurs fois par jour à travers le pays peut paraitre difficile. Dans cette réalité complexe, les mots de Myriam Peretz font, comme d'habitude, l'effet d'un remède.

Dans un entretien accordé à la chaîne Kan Moreshet, celle qui a perdu deux fils au combat a livré un message d'une rare profondeur, puisant dans le calendrier juif et dans sa propre expérience pour parler à tout un peuple.

Sa vie quotidienne ressemble aujourd'hui à celle de nombreux Israéliens : courir vers les abris au milieu de la nuit, une routine marquée par l'incertitude. Pourtant, Myriam Peretz insiste: tout cela a un but très clair: vivre. « Nous sommes en nissan, le mois des miracles », a-t-elle rappelé, évoquant la capacité du peuple juif à traverser l'épreuve sans perdre le fil de l'espérance. « C'est diffile mais nous ne perdons pas espoir. C'est dans notre ADN. Celui qui perd espoir n'a plus la force de se lever et de courir ».

Elle trouve une consolation inattendue dans ces moments de promiscuité forcée dans les abris : la solidarité qui y naît spontanément, la fraternité entre inconnus, ce lien humain que la menace fait parfois surgir là où on ne l'attendait pas.

Pour illustrer sa vision, Myriam Peretz se tourne vers le printemps, la saison de la fête de Pessah : « On voit des arbres qui semblaient morts — et soudain, ils fleurissent. Nous aussi, nous devons voir le bien au cœur d'une réalité complexe. » Et d'insister : si des vies ont été perdues, le tableau d'ensemble est aussi celui d'une immense capacité de survie collective, qu'elle n'hésite pas à qualifier de miracle.

La perspective d'une nuit du seder perturbée par des alertes ne l'inquiète pas outre mesure. « Même sous le Covid, les nuits du seder étaient différentes. S'il y a une alerte, on se lève — et on revient à table. On chantera, on dansera, et on dira : de génération en génération, ils se lèvent contre nous pour nous anéantir. »

Sur la question de l'équilibre à trouver avec les enfants dans cette période troublée, son message est clair : les dilemmes éducatifs doivent être remis à leur juste place. Les apprentissages manqués se rattrapent, les maisons abîmées se reconstruisent. Ce qu'on ne peut pas rendre, c'est un enfant qu'on a perdu. « Les nôtres sont vivants — c'est l'essentiel. », souligne-t-elle puisant sa triste expérience personnelle.

Pour conclure, Myriam Peretz a choisi une image tirée de la Haggadah elle-même : l'afikomane, ce morceau de matsa brisé que l'on cache et que les enfants retrouvent en fin de repas. « C'est le fragment brisé que nous avons caché. Et c'est précisément de lui que naît le tout. » Une métaphore pour un peuple qui, selon elle, saura toujours rassembler ses morceaux et reconstruire sa plénitude.

« Ce sera un beau seder. Peut-être un peu à l'étroit, peut-être avec des sirènes — mais plein de vie. Nous mangerons, nous nous réjouirons, et les enfants trouveront l'afikomane. On trouvera toujours le chemin pour recoller les morceaux. »

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