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Indemnisation des victimes du terrorisme lié à l’Iran : un gratte-ciel new-yorkais au cœur d’un accord historique

Un accord à l’amiable de 318 millions de dollars prévoit la vente d’une tour de bureaux située sur la prestigieuse 5e avenue à New York, afin d’indemniser des centaines de victimes

2 minutes
26 mars 2026

ParJohanna Afriat

Indemnisation des victimes du terrorisme lié à l’Iran :  un gratte-ciel new-yorkais au cœur d’un accord historique
5e avenue à New York Photo d'illustration iStok

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Après près de deux décennies de procédures judiciaires, un accord à l’amiable de 318 millions de dollars prévoit la vente d’une tour de bureaux située sur la prestigieuse 5e avenue à New York, afin d’indemniser des centaines de victimes du terrorisme perpétré par la République islamique d'Iran.

L’immeuble de 36 étages, au cœur de Manhattan, était depuis longtemps au centre d’une bataille judiciaire portant sur les intérêts dissimulés de Téhéran via la Fondation Alavi et la Bank Melli Iran, cette dernière étant sous sanctions américaines. Selon les autorités, des millions de dollars de revenus locatifs auraient été transférés vers l’Iran par le biais de sociétés écrans, en violation des sanctions.

L’accord prévoit que les fonds issus de la vente soient redistribués à des victimes d’attentats terroristes soutenus par l’Iran, parmi lesquelles les familles des victimes de l’attentat du restaurant Sbarro de 2001, qui avait fait 15 morts et plus de 100 blessés en pleine Seconde Intifada. D’autres bénéficiaires incluent des victimes d’attentats-suicides en Israël dans les années 1990 et 2000, ainsi que les proches du rabbin Meir Kahane, assassiné en 1990.

Depuis des années, de nombreuses victimes avaient obtenu des condamnations judiciaires contre l’Iran, restées sans effet, Téhéran refusant de s’y conformer. Ces démarches ont conduit à une vaste campagne de saisie d’actifs iraniens aux États-Unis, impliquant au total plusieurs milliards de dollars de réparations accordées par les tribunaux fédéraux.

Le procureur américain Jay Clayton a salué un « effort de longue haleine » ayant permis de localiser et de mobiliser ces actifs au profit des victimes.

Dans le cadre de cet accord, la Fondation Alavi sera dissoute et ses actifs transférés à une nouvelle entité, la Fondation Amir Kabir, placée sous supervision américaine et tenue de fonctionner de manière indépendante de tout État.

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