Cinq semaines après le lancement de l'opération israélo-américaine contre l'Iran, c'est désormais à l'intérieur même du pouvoir iranien que les tensions semblent les plus vives. Selon la chaîne d'opposition Iran International, une fracture béante s'est ouverte entre le président Masoud Pezeshkian et le chef des Gardiens de la Révolution, Ahmad Vahidi. Les principaux points de discorde portent sur la conduite de la guerre et le sort d'une économie en déroute.
En privé, Pezeshkian n'aurait pas caché son exaspération face à l'intransigeance du chef des Gardiens de la Révolution et prône une avancée vers un cessez-le-feu. Il aurait mis en garde son entourage : si l'escalade militaire n'est pas stoppée net, l'Iran pourrait se retrouver en état de cessation de paiements d'ici moins d'un mois. Le 7 mars, il est allé plus loin, en s'exprimant publiquement dans une vidéo pour dénoncer les frappes menées sans discernement par les forces armées iraniennes contre des pays voisins et en ordonner l'arrêt. Les Gardiens de la Révolution ont tout simplement ignoré les avertissements du Président iranien et les opérations ont continué.
Pezeshkian réclame le retour des prérogatives exécutives entre les mains du gouvernement civil. Vahidi refuse et accuse le gouvernement d'être incapable de réformer et responsable de la crise. Derrière ce bras de fer se profile une question plus fondamentale : qui gouverne réellement l'Iran ?
À Jérusalem, on observe la scène avec attention. Un haut responsable israélien, cité par Iran International, a estimé que « des signes de fracture » étaient désormais visibles au sein du régime, tout en soulignant que son sort final « dépend du peuple iranien ».
Dans les rues de Téhéran, les distributeurs automatiques sont pour la plupart vides ou hors service. Les plateformes en ligne des grandes banques, dont Bank Melli, sont régulièrement inaccessibles. Les fonctionnaires attendent leurs salaires depuis trois mois. Et tout cela sur fond d'une inflation qui, avant même le début du conflit, frôlait déjà les 110 % sur les produits essentiels.
La confrontation entre Pezeshkian et Vahidi est bien le signe d'un pouvoir qui se fissure et d'une fragilité quotidiennement accentuée par les actions israéliennes et américaines contre le régime de Téhéran.
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