Dans une allocution enregistrée et diffusée sans la présence de journalistes, Netanyahu a dressé un bilan qu’il juge largement positif de la campagne militaire. « Nous avons obtenu des résultats immenses, extraordinaires. Il y a aussi des prix douloureux », a-t-il déclaré, rendant hommage aux soldats tombés la veille au Sud-Liban et exprimant son soutien aux familles endeuillées et aux blessés.
Le chef du gouvernement a affirmé que l’État hébreu « frappe systématiquement le régime iranien » et accusé le pouvoir des ayatollahs d’avoir investi près d’un trillion de dollars dans ses capacités militaires destinées à menacer Israël et l’ordre régional. « Cet argent est parti en fumée », s'est-il félicité, évoquant « dix coups majeurs portés à l’axe du mal » depuis le début du conflit.
Selon lui, un « renversement stratégique » est en cours. « Avant, l’Iran cherchait à nous étouffer. Aujourd’hui, c’est nous qui l’étouffons. Leur régime est plus faible que jamais », a-t-il assuré, tout en reconnaissant que Téhéran conserve des capacités de nuisance : « Ils peuvent encore nous menacer, mais plus notre existence. »
Netanyahu a également indiqué que l’opération se mène en coordination avec les États-Unis, laissant entrevoir un élargissement des partenariats régionaux. « Nous avons créé les conditions pour étendre les alliances et le cercle de la paix. J’espère pouvoir bientôt annoncer de nouvelles alliances à nos citoyens ».
Le Premier ministre a par ailleurs affirmé qu’Israël avait neutralisé deux menaces majeures pesant sur sa sécurité : les capacités nucléaires et balistiques iraniennes. Il a aussi évoqué l’établissement par Israël de « zones de sécurité » au-delà des frontières, notamment à Gaza, en Syrie et au Liban.
Enfin, il a salué « la résilience exceptionnelle » de la société israélienne et de l’armée, estimant qu’Israël est désormais « une puissance régionale, et dans certains domaines une puissance mondiale ».
Le chef de l’opposition Yair Lapid a vivement critiqué cette déclaration, dénonçant « un discours d’arrogance répété pour la millième fois ». « Il manque un mot à ce discours : presque » référence aux propos de Netanyahu qui affirmait dans son allocution avoir changé le Moyen-Orient.