Samedi soir à Tel-Aviv, la manifestation contre la guerre et contre le gouvernement a basculé en quelques secondes dans une scène inhabituelle, presque irréelle. Alors que la police dispersait les protestataires sur la place Habima, une alerte aux missiles a retenti sur la ville. Manifestants, policiers et chevaux de la police montée se sont alors retrouvés contraints de courir vers le même parking souterrain utilisé comme abri anti-bombes.
L’image a marqué les esprits : plusieurs centaines de personnes qui s’opposaient quelques instants plus tôt se sont retrouvées côte à côte sous terre, dans un même réflexe de protection. Cette séquence, à la fois tendue et saisissante, a résumé à elle seule une réalité israélienne devenue presque absurde : même au cœur d’une confrontation politique, la menace des tirs venus d’Iran efface soudainement toutes les lignes de séparation.
En arrière-plan, la soirée était déjà sensible sur le plan sécuritaire. Alors que le Commandement du front intérieur limitait les rassemblements à 50 personnes et que la police plaidait pour un plafond de 150 manifestants, la Cour suprême a finalement permis la tenue du rassemblement avec un maximum de 600 participants, rapporte Ynet. Mais c’est bien la scène dans l’abri, plus encore que la bataille judiciaire ou policière, qui a donné à cette soirée son caractère exceptionnel.
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