Les institutions, restées fermées pendant des semaines, rouvrent progressivement leurs portes, face à un public en manque - presque en besoin - de spectacles, de musique et d’art. Dans ce contexte encore incertain, une nouvelle tranche avec le climat ambiant : le Tel Aviv Museum of Art fait son entrée dans le classement des 100 musées les plus visités au monde. Classé 77e en 2025, selon le magazine international The Art Newspaper, il a accueilli plus d’un million de visiteurs au cours de l’année écoulée. C’est la huitième année consécutive qu’il figure dans ce classement, où il est le seul représentant israélien, aux côtés des plus grandes institutions mondiales, comme le Louvre à Paris ou les musées du Vatican.
Un signal fort, d’autant plus marquant dans un contexte de boycott culturel visant Israël dans certains cercles internationaux. Et sur le terrain, la reprise s’organise. Le Beit Lessin Theater remonte progressivement sur scène avec plusieurs spectacles, dont « Mur de verre » et « West Side Story », des œuvres qui résonnent avec les questions de mémoire, de transmission et d’identité. Même mouvement au Tzavta Theater, qui relance ses activités avec concerts, opéra et spectacles autour de la guerre, de la paix et de l’espoir.
Au Enav Cultural Center, la reprise est déjà en cours, avec concerts, spectacles pour enfants et festivals, comme pour signifier que, malgré tout, la vie culturelle refuse de s’arrêter. À Jérusalem, le Confederation House accueille le musicien Itay Ben Nun pour un nouveau projet mêlant influences multiples, entre traditions anciennes et modernité. Même les grands événements internationaux s’adaptent : le concours Arthur Rubinstein se tiendra dans un format ajusté, entre l’Europe et Israël, selon l’évolution de la situation.
Au-delà de la reprise, certaines créations interrogent directement la réalité actuelle. À Tel-Aviv, l’exposition « Survival 1945–2025 » met en lumière les tensions entre discours officiel et vécu des individus, entre mémoire collective et fatigue intime. Car si la culture rouvre, elle ne revient pas intacte. Elle porte les traces de la guerre, du silence des abris, de l’attente, de l’incertitude.
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