Economies & sciences

Ce que la crise énergétique du Golfe pourrait offrir à Israël

2 minutes
13 avril 2026

ParDelphine Miller

Ce que la crise énergétique du Golfe pourrait offrir à Israël
NewMed Energy

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La fermeture effective du détroit d’Ormuz ne bouleverse pas seulement les routes maritimes du Golfe. Elle ravive aussi une question stratégique pour Israël : celle de sa place dans la nouvelle carte énergétique régionale. Dans des propos relayés par la presse économique israélienne, Yossi Abu, directeur général de NewMed Energy, estime que cette guerre pourrait transformer Israël en nouvelle porte d’entrée vers la Méditerranée pour une partie des flux énergétiques du Moyen-Orient.

Selon cette analyse, le pétrole reste partiellement redirigeable grâce à d’autres voies déjà existantes, notamment via l’Arabie saoudite ou les Émirats. En revanche, le gaz naturel liquéfié apparaît beaucoup plus vulnérable. Avec les exportations du Qatar et des Émirats fortement perturbées, c’est près d’un cinquième de l’offre mondiale de GNL qui se retrouve bloqué. Or, contrairement au pétrole, le gaz se stocke difficilement, ce qui accroît immédiatement la pression sur les marchés et pousse les grands acteurs à rechercher des sources jugées plus accessibles et plus sûres.

Dans ce contexte, Yossi Abu défend l’idée d’un nouvel axe énergétique reliant les États du Golfe, l’Azerbaïdjan et la Méditerranée orientale, avec Israël et l’Égypte comme points de passage clés. L’enjeu ne serait pas seulement commercial. Pour Israël, un tel scénario renforcerait son poids stratégique vis-à-vis de l’Europe, déjà attentive au potentiel gazier méditerranéen, tout en ouvrant la voie à des coopérations régionales plus structurantes, y compris avec des pays qui n’ont pas encore normalisé leurs relations avec l’État hébreu.

Au-delà du gaz et du pétrole, cette vision repose sur une idée plus large : une fois les infrastructures posées, elles pourraient servir de base à d’autres projets régionaux, des liaisons ferroviaires aux câbles de communication en passant par les centres de données. Autrement dit, la crise actuelle ne serait pas seulement un choc énergétique. Elle pourrait aussi devenir, pour Israël, une occasion rare d’ancrer davantage sa place dans l’architecture économique et géopolitique de l’après-guerre.

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