Sécurité

Nomination de Roman Gofman à la tête du Mossad : Uri Elmakayes dépose un recours devant la Cour suprême

Uri Elmakayes aurait été recruté et utilisé à l’âge de 17 ans dans le cadre d’une opération d’influence menée avec l’aval de Gofman

3 minutes
14 avril 2026

ParJohanna Afriat

Nomination de Roman Gofman à la tête du Mossad : Uri Elmakayes dépose un recours devant la Cour suprême
Roman Gofman Photo by Yonatan Sindel/Flash90

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La nomination de Roman Gofman à la tête du Mossad fait l’objet d’une contestation judiciaire. Ce mardi matin, Uri Elmakayes a déposé un recours devant la Haute Cour de justice afin de bloquer cette nomination, demandant l’émission d’une ordonnance provisoire.La requête est également soutenue par le "Mouvement pour la pureté morale".

Elle intervient quelques jours après la validation de la candidature de Gofman par le comité consultatif chargé des nominations aux plus hautes fonctions publiques. Trois de ses membres ont voté en faveur de cette nomination, tandis que son président, l’ancien chef de la Cour suprême Asher Grunis, a exprimé une opposition formelle dans une opinion minoritaire.

À la suite de cet avis, le Premier ministre a signé la lettre de nomination de Roman Gofman, dont l’entrée en fonction est prévue le 2 juin pour un mandat de cinq ans.

Uri Elmakayes et le Mouvement pour la pureté morale affirment que cette nomination est extrêmement déraisonnable et entachée de graves manquements à la morale.

Au cœur de la contestation contre cette nomination, qui n'est pas nouvelle, se trouve l’affaire impliquant Uri Elmakayes. Selon les éléments présentés dans la requête, celui-ci aurait été recruté et utilisé à l’âge de 17 ans dans le cadre d’une opération d’influence menée avec l’aval de Gofman. Par la suite, Almakiis a été arrêté par le Shin Bet et interrogé pour des soupçons d’infractions graves à la sécurité, notamment espionnage aggravé.

D’après les avocats du plaignant, il a été démontré que Gofman était impliqué dans son activation. Ce dernier nie toutefois toute responsabilité. Les opposants à sa nomination à la tête du Mossad affirment que cette affaire fragilise sa crédibilité.

Dans leur recours, les requérants soulignent que la commission n'a pas entendu Uri Elmakayes lui-même, malgré sa demande de témoigner. « Le refus de la commission d'entendre le requérant… a privé la commission d'éléments factuels suffisants », indique la requête. Elle affirme en outre qu'« il est inacceptable que la commission se contente de reportages journalistiques… et évite d'entendre la version du requérant de sa propre bouche », et que « cela revient à accepter les versions des témoins relayées par les médias, plutôt que de les inviter à témoigner devant la commission ».

La pétition dénonce également un autre vice de procédure : certains membres du comité n’auraient pas eu accès à l’intégralité des documents classifiés. « Il est inacceptable que la moitié de ses membres ne possèdent pas l’habilitation de sécurité requise pour prendre une décision », affirme-t-elle.

Les requérants ajoutent que la simple existence d'une position minoritaire de la part du président du comité exige un contrôle judiciaire, surtout lorsqu'il s'agit d'un poste particulièrement sensible. Ils affirment que cette nomination est « susceptible d'être considérée comme extrêmement déraisonnable » et représente un « danger tangible et réel pour la sécurité de l'État et de ses citoyens ».

C'est désormais à la Haute Cour de trancher.

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