L'organisation juridique israélienne Shurat HaDin a déposé une plainte formelle devant la Cour pénale internationale de La Haye contre le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, l'accusant d'avoir permis la livraison à l'Iran de matériaux à double usage permettant la fabrication d'engins explosifs. Une plainte qui vient percuter de plein fouet l'image de défenseur des droits humains que cultive soigneusement le chef du gouvernement espagnol.
La plainte, déposée en vertu de l'article 15 du Statut de Rome auprès du Procureur de la Cour pénale internationale, allègue que Sánchez a supervisé l'exportation de matériaux à double usage, notamment des détonateurs et des composants liés aux explosifs pour une prix d'environ 1,3 million d'euros entre 2024 et 2025.
Ces matériaux comprennent des détonateurs, des explosifs de types A, B et E, des réactifs de laboratoire et des logiciels de contrôle, tels qu'ils figurent dans les statistiques officielles espagnoles d'exportation de matériel de défense et de produits à double usage publiées par le Secrétariat d'État au Commerce.
Selon Shurat HaDin, il ne s'agit pas là de simples produits industriels anodins. Ces composants seraient des rouages critiques permettant l'activation de dispositifs explosifs dans des circonstances où leur utilisation contre des populations civiles était prévisible.
L'organisation israélienne souligne que fournir un composant indispensable au fonctionnement d'une arme peut constituer une aide à la commission de crimes de guerre. Dès lors que l'Iran arme depuis des années le Hezbollah, le Hamas et les Houthis qui utilisent précisément ces systèmes d'amorçage et ces roquettes contre des civils alors la chaîne de responsabilité remonterait jusqu'aux autorités espagnoles qui ont validé ces exportations.
Des médias affiliés au régime iranien ont diffusé des images de missiles balistiques arborant des autocollants à l'effigie de Sánchez, avec l'inscription : « Merci, Monsieur le Premier ministre. ». L'Iran lui-même a perçu la politique espagnole comme un soutien politique et matériel à son effort de guerre.
Shurat HaDin demande au Procureur de la CPI d'ouvrir un examen préliminaire, puis une enquête complète, et de se prononcer sur la responsabilité pénale de Sánchez et d'autres hauts responsables espagnols impliqués dans ces décisions.
La présidente de l'organisation, Me Nitsana Darshan-Leitner, explique: « Lorsqu'un chef de gouvernement permet, directement ou indirectement, le transfert de composants qui renforcent la machine terroriste du régime iranien, il ne peut continuer à se présenter comme un défenseur des droits de l'homme. On ne peut pas condamner Israël sur la scène internationale et, dans le même temps, aider un régime qui arme des organisations terroristes et attaque des civils innocents. La responsabilité pour les crimes de guerre ne s'arrête pas à celui qui appuie sur la gâchette : elle atteint aussi celui qui fournit les moyens qui permettent de tirer. »
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