L’État israélien hausse le ton dans le dossier sensible des terres bédouines du Néguev, avec une réforme qui impose des délais stricts et conditionne les compensations à une adhésion rapide des intéressés.
Le plan de l’Autorité foncière prévoit la signature d’accords sous dix mois, l’évacuation des terrains contestés et un relogement sur des parcelles attribuées. En cas de refus ou de non-respect des délais, les compensations pourraient être supprimées. Le dispositif inclut aussi des mesures controversées, notamment sur la polygamie et les litiges entre héritiers.
Pour le ministre Amichai Chikli, ministre des Affaires de la diaspora d'Israël, il s’agit de mettre fin à une situation qu’il juge paralysante : des milliers d’hectares restent inexploités en raison de revendications foncières non tranchées. Depuis les années 1970, environ 3 200 demandes ont été déposées, sans qu’aucune ne soit reconnue par les tribunaux, alimentant tensions et blocages.
Cette réforme intervient après des décennies de tentatives infructueuses de régulation, marquées par des compensations déjà versées mais sans règlement durable des litiges, freinant le développement stratégique du Néguev.
Soutenue par l’ONG Regavim, qui évoque un « changement de paradigme », la réforme vise à reprendre le contrôle du foncier et à accélérer le développement du Néguev. Mais du côté bédouin, la réaction est immédiate : les représentants annoncent une mobilisation contre un plan perçu comme coercitif.
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