International

Visée par des sanctions américaines, Francesca Albanese affirme "vivre un calvaire"

Elle affirme ne plus pouvoir utiliser de cartes de crédit, la plupart des transactions internationales dépendant de systèmes financiers américains

2 minutes
16 avril 2026

ParJohanna Afriat

Visée par des sanctions américaines, Francesca Albanese affirme "vivre un calvaire"
Francesca Albanese Photo : ONU

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La rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens, Francesca Albanese, a dénoncé les lourdes conséquences des sanctions américaines prises à son encontre, affirmant être désormais privée de moyens financiers de base et assimilée à des criminels de premier plan.

Dans un entretien accordé au quotidien britannique The Guardian, la responsable onusienne a décrit une situation devenue « invivable », expliquant qu’elle figure sur une liste de sanctions aux côtés de « tueurs en série et de trafiquants de drogue internationaux ». Elle affirme également ne plus pouvoir utiliser de cartes de crédit, la plupart des transactions internationales dépendant de systèmes financiers américains.

Ces mesures, décidées en juillet dernier par le secrétaire d’État américain Marco Rubio, visent selon Washington à sanctionner ses « efforts illégitimes » pour encourager des poursuites contre des responsables américains et israéliens devant la Cour pénale internationale. Les autorités américaines l’accusent notamment de mener une campagne politique hostile contre les États-Unis et leurs alliés.

Les sanctions ont des effets concrets et immédiats : gel d’avoirs, interdiction de toute interaction financière avec des entités américaines et confiscation de biens, dont un appartement à Washington. « Je dois désormais payer en espèces ou dépendre de mes proches », a-t-elle confié, évoquant une « punition sans procès ».

La rapporteuse fait également état de pressions indirectes sur son entourage. Son mari, économiste à la Banque mondiale, aurait perdu ses fonctions après des campagnes de dénigrement, ce qu’elle attribue à des militants pro-israéliens.

Au cœur de la controverse figurent plusieurs déclarations outrageuses de Francesca Albanese. Elle avait notamment qualifié les attaques du 7 octobre d’« acte de résistance » et contesté l’existence de violences sexuelles, en contradiction avec des conclusions d’experts internationaux. Ces prises de position ont suscité une vague de critiques, y compris au sein de la communauté internationale.

Nommée en avril 2025, Francesca Albanese fait depuis face à des appels croissants à la démission, notamment de la part de plusieurs pays européens. Israël, qui conteste de longue date son impartialité, a interdit l’accès de son territoire à sa mission dès 2024.

Malgré la pression, l’intéressée maintient ses positions, affirmant que ses critiques visent non pas un État en tant que tel, mais un système qu’elle accuse d’empêcher toute poursuite judiciaire.

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