Après l'annonce du cessez-le-feu au Liban, le Premier ministre israélien a décidé d'expliquer lui-même à la population les tenants et les aboutissants de cette décision qui a suscité la colère de nombreux acteurs en Israël dont des ministres et responsables de collectivités locales du nord d'Israël.
Le Premier ministre a insisté sur le fait que ce répit militaire n'est pas une fin en soi, mais une « pause » stratégique destinée à ouvrir la voie à ce qu'il qualifie d'« opportunité de paix historique » avec le Liban. Il a indiqué que le Président Trump l'avait invité ainsi que le Président libanais à un sommet à la Maison Blanche.
Il a rappelé les opérations militaires qui ont, depuis le 7 octobre 2023, redistribué les cartes dans la région. L'activation des bipeurs, la destruction d'un arsenal de quelque 150000 roquettes et missiles du Hezbollah, et l'élimination de son chef Hassan Nasrallah ont profondément modifié l'équilibre des forces, a-t-il souligné.
Il en veut pour preuve que c'est le gouvernement libanais qui est venu demander des discussions directes avec Israël en vue d'un accord de paix.
Les discussions, dont les contours ont commencé à prendre forme lors du sommet de Washington entre les ambassadeurs des deux pays, reposent sur deux exigences non négociables côté israélien : le désarmement complet du Hezbollah et la conclusion d'un accord de paix depuis une position de force.
Netanyahou a par ailleurs indiqué avoir catégoriquement rejeté les conditions posées par le Hezbollah, qui réclamait un retrait israélien total vers la frontière internationale ainsi qu'un arrêt total des frappes israéliennes, y compris préventives. « Je n'ai accepté ni l'un ni l'autre », a déclaré le Premier ministre.
Tsahal reste sur les positions qu'elle a conquises au Sud Liban, « de la Mer jusqu'à la Syrie », a précisé Netanyahou et sur une profondeur qui met à l'abri les localités du nord d'Israël des menaces de missiles anti-chars et d'invasion du territoire.
Le Premier ministre a reconnu qu'il restait encore au Hezbollah une capacité de nuisance puisqu'il possède encore des roquettes d'une portée suffisante pour pouvoir toucher les villes israéliennes. Mais, l'armée israélienne devrait avoir les mains libres pour prévenir toute reconstitution des forces de l'organisation terroriste.
Netanyahou présente donc ce cessez-le-feu de dix jours moins comme une concession que comme un outil diplomatique, délibérément limité dans le temps à 10 jours pour maintenir la pression et accélérer les négociations. Reste à savoir si cette fenêtre suffira à concrétiser ce que Netanyahou a qualifié d'occasion historique rarement offerte au Moyen-Orient.
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