Le président israélien Isaac Herzog a vivement répliqué aux critiques du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, l’accusant de tenir des déclarations « hypocrites et mensongères » à l’égard d’Israël. Dans une interview accordée au journal El Mundo, il estime que ces attaques s’inscrivent dans une stratégie visant à détourner l’attention des difficultés politiques internes de Madrid.
L' allusion du président israélien fait notamment référence à la mise en examen pour corruption de l'épouse de Pedro Sanchez.
Réagissant aux propos récents de Pedro Sánchez, qui a notamment accusé Israël de violer le droit international, Herzog a dénoncé une posture politique qu’il juge opportuniste. Selon lui, certains dirigeants utilisent la politique étrangère comme un exutoire pour leurs problèmes domestiques. Il a également rappelé que le chef du gouvernement espagnol lui avait exprimé « solidarité et tristesse » après les attaques du 7 octobre, soulignant ce qu’il considère comme une contradiction dans son discours.
Le président israélien a par ailleurs évoqué les tensions diplomatiques plus larges entre les deux pays, critiquant indirectement la position de Madrid vis-à-vis de l’Iran. Il reproche à l’Espagne, selon lui, une fermeté insuffisante face aux activités attribuées aux Gardiens de la révolution iraniens, accusant le gouvernement espagnol de privilégier les critiques contre Israël plutôt que contre Téhéran.
Dans ses déclarations, Herzog a également fait référence à la menace régionale que représente l’Iran, qu’il décrit comme un acteur déstabilisateur à l’échelle internationale, appelant à une vigilance accrue face à ses ambitions nucléaires et à ses réseaux d’influence.
Malgré ces tensions, le président israélien a tenu à distinguer les positions gouvernementales du peuple espagnol, affirmant vouloir préserver les liens historiques et culturels entre les deux nations, notamment à travers l’héritage séfarade.