Trois sources diplomatiques américaines et régionales ont confirmé que Téhéran a accepté en principe de se défaire de son uranium enrichi. Reste à déterminer à qui ce matériel sera remis. Trois options sont sur la table : la Russie, qui a déjà signalé sa disposition à l'accueillir ; l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui devrait alors identifier un site de stockage et de traitement adapté ; ou les États-Unis eux-mêmes.
Sur ce dernier point, les positions restent éloignées. Washington exige de participer directement à l'opération de localisation et de collecte de l'uranium enrichi, une condition que Téhéran refuse pour l'heure. L'Iran se dit en revanche prêt à confier cette mission aux seuls inspecteurs de l'AIEA.
C'est cette dynamique des dernières semaines qui explique l'optimisme affiché publiquement par le président Donald Trump au sujet de l'évolution des négociations.
Malgré ces avancées, plusieurs points de blocage subsistent. Le premier, et non des moindres, concerne le programme balistique iranien : les Gardiens de la Révolution refusent catégoriquement toute discussion sur une limitation de leur arsenal de missiles. Le second porte sur le soutien de Téhéran aux organisations armées de la région. Si des progrès ont été enregistrés sur ce dossier, l'Iran continue d'exiger le droit d'apporter une aide non militaire à ces groupes, citant en exemple la reconstruction des habitations de membres du Hezbollah au Liban.
Par ailleurs, les Américains insistent pour que l'ensemble des composantes du régime iranien s'engagent formellement sur les accords conclus. Une exigence liée au constat qu'à la tête de l'Etat en Iran, les divergences sont importantes et se ressentent fortement ces dernières semaines. Lors des premières phases des négociations, des engagements pris par les diplomates iraniens avaient été unilatéralement annulés par les chefs des Gardiens de la Révolution.
Si les pourparlers d'Islamabad confirment la tendance à l'assouplissement, Washington devrait annoncer une prolongation du cessez-le-feu en vigueur afin de laisser le temps aux négociateurs de finaliser un accord global.
Néanmoins, l'Iran a annoncé qu'il ne participerait pas aux négociations tant que l'armée américaine maintient son blocus maritime. Rien n'est encore joué, la situation demeure incertaine.
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