Israël

Gadi Eizenkott: ''Je n'avais pas pleuré pendant 50 ans avant l'enterrement de Gal''

L'ancien chef d'état-major, brise le silence sur le deuil de son fils

3 minutes
20 avril 2026

ParGuitel Benishay

Gadi Eizenkott: ''Je n'avais pas pleuré pendant 50 ans avant l'enterrement de Gal''
Gadi Eizenkott et Gal, z'l. Photo: Famille

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A la veille de Yom Hazikaron, Gadi Eizenkott se confie sur le deuil de son fils, Gal, z'l.

L'ancien chef d'état-major et sa famille ont été durement éprouvés pendant cette guerre: Gal mais aussi deux de ses cousins sont tombés au combat.

Sur les ondes de la radio publique Kan, Eizenkott a raconté que le deuil a toujours été la partie la plus difficile de sa fonction de chef d'état-major pendant toutes ces années. ''Mais rien ne m'a préparé à ce que l'on frappe à ma porte'', a-t-il ajouté.

Ce jour-là de décembre 2023, il se trouvait au quartier général de la division engagée à Jabaliya, dans le nord de la Bande de Gaza. « J'ai levé les yeux et j'ai vu la position du bataillon de Gal. Quarante minutes plus tard, le général de réserve Nadav Padan est entré et m'a annoncé que Gal avait été tué. »

« Je crois que je n'avais pas pleuré depuis cinquante ans. Aux funérailles de Gal, j'ai pleuré. », confie Gadi Eizenkott.

Une semaine après la mort de son fils, l'armée a livré à la famille les affaires personnelles du jeune officier, dans les « boîtes bleues ». Eizenkott n'a pas encore pu les ouvrir jusqu'à aujourd'hui. « Je repousse ça en permanence », a-t-il reconnu.

Ce mardi matin, il franchira une autre étape redoutée : il assistera pour la première fois au compte- rendu formel de l'enquête militaire sur les circonstances de la mort de son fils. « Jusqu'à présent, j'avais repoussé ça. J'avais parlé avec les hommes qui étaient à ses côtés, et cela me suffisait. Mais demain, je m'assoirai avec mon fils aîné et je verrai les détails. »

Au moment où son fils est tombé au combat, Gadi Eizenkott était membre du cabinet de sécurité. « J'ai essayé de faire une séparation entre le fait d'être le père de Gal et un membre du cabinet de guerre. J'étais convaincu qu'une manœuvre d'envergure était nécessaire. Et je savais que mon fils était là-bas. »

Le Sergent-chef de réserve Gal Eizenkott, officier de l'unité d'élite Maglan, est tombé dans l'explosion d'une entrée de tunnel dans le sud de la Bande de Gaza en décembre 2023. Il avait 25 ans. Le lendemain, c'est le neveu d'Eizenkott, le Sergent Maor Cohen Eizenkott, qui tombait au combat à son tour. En novembre 2024, un second neveu, le Capitaine Yogev Pazi, perdait lui aussi la vie au combat.

« On cherche avant tout un sens à ce prix si lourd, être dignes de lui, en tant que famille et en tant que pays. », explique Gadi Eizenkott. Il dit aussi tenir bon pour les petits-enfants, pour les vivants : « Il faut chercher les bonnes raisons de continuer. Je sais qu'on ne peut pas faire tourner la roue en sens inverse. Mais je veux qu'ils continuent à se développer, à être heureux, à aimer la vie. »


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